Carnet de voyage en Italie - Visiter les villes de Florence, Rome et Naples + Pompéi et VésuveJ’ai réalisé un voyage de 10 jours en Italie, où je me suis rendu à Florence, Rome et Naples en bus. Je vous partage cela avec ce carnet de voyage en Italie.

 

 

Carnet de voyage en Italie

Depuis un bon moment, j’avais très envie de repartir en Italie. Il y a quelques années, à l’été 2015, j’étais allé découvrir Venise. C’était mon second et dernier voyage sur le sol italien.

Mon tout premier a eu lieu en 2012 pour un city-trip à Rome. Ce voyage là reflète tout particulièrement en moi car il a été mon tout premier voyage. Il a été le voyage qui a tout lancé et qui a donné vie, 3 ans plus tard, à ce blog voyage sur lequel vous me lisez.

Pour ce nouveau voyage en Italie, je me suis donc concocté un trip d’environ 10 jours avec le souhait particulier de retourner sur mes traces d’il y a 7 ans, mais surtout de découvrir une ville qui m’attire depuis longtemps : Florence.

Il y a quelques mois, j’ai pris la décision de ne plus prendre l’avion pour voyager en Europe. Je me suis donc tourné vers des solutions comme le bus et le train.

Une semaine avant mon départ, je suis allé en train en Suisse, plus exactement à Verbier. Un voyage aller-simple de 9 heures depuis Nancy mais qui valait bien la peine.

Le voyage en Suisse terminé, je suis reparti quelques jours à Nancy avant de prendre le bus que j’avais réservé deux mois plus tôt et qui m’emmènerait à la découverte de l’Italie. Une fois n’est pas coutume, ce voyage ne se fait pas en solo.

Le bus que j’ai choisi est un bus de nuit qui démarre à Amsterdam et s’en va jusqu’à Milan en passant par Bruxelles, Metz, Nancy, Bâle et Lucerne. Beau parcours !

 

Mon voyage en bus vers l’Italie

Je n’arrive pas à fermer l’œil de la nuit. J’ai du somnoler une petite demi-heure à tout casser. Certaines personnes ne connaissent pas le mode « silencieux » du téléphone, c’est dommage pour un minimum de vivre-ensemble dans un transport de nuit. Sans parler de la personne qui s’étend sur plusieurs sièges jusqu’à frotter ses chaussures sur ton pantalon. Je me trouve tout au fond du bus, sur la banquette arrière de 5 places.

Bon, je ne prends pas le bus pour ce côté là mais plutôt pour une raison écologique (même si je préfère davantage le train – et que celui-ci respecte encore plus l’environnement et donc un meilleur bilan carbone).

La nuit passe. Le bus prend du retard en raison d’embouteillages importants. À 11 h, le bus arrive enfin à Milan. Heureusement, le délai d’attente initial était de 3 h. Il me reste donc 1 h à patienter et je ne raterai pas ma correspondance vers Florence.

J’ai hâte d’y être mais je prends encore un peu patience. Le temps file, et vers 18 h, j’arrive à mon hébergement à Florence. C’est sous un orage que je suis accueilli. Je décide de patienter jusqu’à demain matin avant d’aller découvrir Florence. La nuit est pluvieuse à souhait.

 

Belle Florence

Premier jour à Florence

Le matin, je ne perds plus une seconde, je prends un petit sac à dos, l’appareil photo et une gourde, et je file… !

Je me trouve un bel endroit où prendre un petit-déjeuner avant de m’en aller vers le musée que je souhaite découvrir : Accademia Gallery !

Cependant, la file est immense ! Il est à peine 11 h mais je ne souhaite pas perdre du temps. Je préfère tenter ma chance vers un second musée : Galerie des Offices (Galleria degli Uffizi). Il me faut aussi y faire la file. Et oui, je ne réserve pas souvent des tickets en avance pour les musées (je ne programme pas mon séjour à l’avance), mais je ne peux que vous le conseiller au vu du temps perdu en haute-saison.

Dans ce musée, j’ai le plaisir de découvrir plusieurs œuvres comme :

  • « Triomphe de la chasteté » (ou « Double Portrait des ducs d’Urbino » – 1460/1472) de Piero Della Francesca
  • « La naissance de Venus » (1484-85) de Botticelli
  • « Adam et Eve » (1528) de Lucas Cranach il Vecchio
  • « Medusa » (1597) de Caravaggio

Après 2 bonnes heures de visite, je pars à la recherche d’un petit en-cas à déguster.

La pluie s’invite de nouveau. Je prends quelque peu patience et je fini par découvrir la ville sous un autre regard. Je ne peux m’empêcher d’admirer le sol et à tenter de trouver la (les) meilleure(s)s flaque(s)s d’eau(x). Voici ce que ça donne. Comme il ne pleut pas souvent à Florence, je suis heureux d’avoir pu capter ce moment.

Je me promène dans les rues avant de repartir à mon hébergement. J’ai quelques articles à rattraper. D’ici quelques semaines, je partirai en totale déconnexion pour plusieurs semaines sur un trek en Suède. J’ai donc du boulot à réaliser pour le blog et éviter de prendre trop de retard.

Comment créer un blog voyage ?

 

Second jour à Florence

La nuit passe et je m’en vais à la recherche d’un autre lieu où prendre un petit-déjeuner ! Cette nouvelle journée va être intensive mais je souhaite profiter de la ville au maximum.

Pour le petit exercice physique du matin, je me rends à pied au Palazzio Vecchio (Vieux-Palais). J’y vais avant 10h, avant qu’il y ait du monde. Le ticket acheté, je me rends directement à la Tour car j’ai le pressentiment que celle-ci ne sera plus aussi facilement accessible d’ici 1 à 2 h. La vue de là-haut est somptueuse. Elle m’offre une vue sur la Cathédrale de Florence que je ne peux que vous recommander. Par la suite, je visite le musée du Palais où je découvre des salles plus belles les unes que les autres. Lorsque je sors du musée, la file pour la Tour est importante (le nombre de visiteurs est limité), tout comme la file pour l’achat des billets. 

Après avoir découvert les vestiges archéologiques sous le Palais, je m’en vais au marché central à la recherche d’un petit repas à savourer. Venir en Italie sans manger serait une erreur.

S’en vient alors le moment de visiter plusieurs lieux qui sont combinés avec le ticket « Dôme ». Le musée n’est pas extraordinaire mais le Companile est assurément à faire. Après les 223 marches, voilà que j’ai à présent 414 marches à gravir. J’ai droit à une vue du Dôme d’encore plus près. C’est merveilleux !

Le ticket pour la visite du Dôme doit être réservée en avance à une heure que l’on fixe (des créneaux toutes les 30 minutes). J’ai eu raison de réserver cela en avance, car le jour-même, suivi du lendemain, et quasi en totalité pour le sur-lendemain, ne sont déjà plus disponibles.

En attendant 17h30, je m’en vais déguster une très bonne glace chez Grom, je vous recommande de vous y rendre durant votre séjour à Florence.

Lorsque je monte les 463 marches pour me rendre au sommet du Dôme, je suis heureux ! C’est le moment que je souhaite le plus vivre durant mon voyage dans cette ville. À un moment, il est même possible de découvrir l’intérieur du Dôme et ses magnifiques fresques. Arrivé au sommet, je n’ai qu’une envie : me poser et profiter de cet instant au maximum.

Je redescends. Cette journée m’a épuisé, j’ai 1100 marches au compteur, et je rêve juste de me poser un peu. L’envie de passer une bonne nuit afin de me lever tôt et de découvrir Florence avant l’horde de touristes. 

 

Troisième jour à Florence

Le lendemain, je souhaite me lever tôt afin de profiter au mieux de la ville. Une envie folle de m’éveiller avec la ville.

À 6 h, le réveil sonne, le temps de me préparer, de marcher jusqu’au centre, il est déjà tout doucement 7 h. Il n’y a presque personne dans les rues, juste des camionnettes de livraison (nombreuses tout de même). Le lieu de la Cathédrale à la lumière du petit matin est juste somptueux. 

Je m’en vais découvrir d’autres lieux, vide de monde, comme le Ponte Vecchio.

Ensuite, je pars prendre un bon petit-déjeuner non loin du musée Galleria Accademia. Il est possible d’acheter les tickets à partir de 8h15. À l’heure dite, j’arrive devant le musée et je suis ébahi par la taille de la file déjà bien importante.

Je me place dedans et patiente… patiente… et patiente encore ! Elle n’avance pas. Une autre file se forme pour ceux qui ont acheté un ticket en avance. Ils sont prioritaires, tout comme les groupes. Ma file avance donc à petits pas… Il ne faut pas moins d’1h30 pour avancer de quelques mètres et enfin pouvoir acheter un ticket pour ce musée.

À refaire, je ne pense pas que j’aurais fait différemment. Le ticket a acheter en ligne est tout de même 10 € plus cher que celui au guichet. La différence est monstrueuse ! Et finalement, certains avec le ticket coupe-file attendent tout de même longtemps.

Concernant ce musée, je ne m’attendais pas à grand chose, et honnêtement, je pense qu’il est sur-coté. En-dehors de la merveilleuse sculpture de Michel-Ange, le « David », le reste n’est qu’une suite de peintures religieuses dont on ne fait que passer furtivement.

La foule devant le « David » est grande. Je ne pense pas que ce musée recevrait autant de monde sans lui.

Sorti de là, j’ai encore une chose de mon ticket « Domo » à visiter, la « Crypte », mais pour cela… il faut entrer dans la Cathédrale ! Ah mince… la file est également importante !

Ne pensez pas que je suis un voyageur qui râle, je ne suis juste pas habitué à voyager en haute-saison et à finalement perdre du temps à faire la file durant des heures. Cependant, il peut y avoir des lieux qui valent la peine d’attendre.

Attention, si vous souhaitez entrer dans les lieux de cultes, ayez une tenue vestimentaire adaptée. Plusieurs personnes ont fait la file pendant 1 h pour finalement se faire éjecter près de l’entrée en raison d’une jupe n’étant pas sous le genou ou bien d’un vêtement ne couvrant pas les épaules. Hommes comme femmes sont concernés par cela, il faut donc éviter les débardeurs et shorts.

La Cathédrale n’est pas aussi impressionnante de l’intérieur que de l’extérieur, mais cela permet de nouveau d’admirer les peintures du merveilleux Dôme. Il est également possible de suivre une visite guidée gratuite en français. Cependant, sur le temps de midi, cela s’arrêtait. Je suis donc ressorti.

Le moment est venu de profiter d’un bon resto vegan avant d’aller au Palais Pitti. Pour cela, il faut prendre un peu de hauteur, mais bien souvent, qui dit « Prendre de la hauteur » signifie « Beau point de vue ». Pour accéder aux jardins du Palais, il faut acheter un ticket. Je profite au maximum de ce premier jardin, avant de ressortir pour aller vers un second (Giardino Bardini). Là-bas, un Belvédère permet d’admirer le Dôme et la ville à merveille.

Le temps file à une vitesse folle. Il faut redescendre jusqu’au niveau du fleuve, avant de monter à nouveau, afin d’aller jusqu’à la « Piazzale Michelangelo ». Je rêvais d’aller là-haut pour assister à un coucher de soleil incroyable. Évidemment, il y a toujours beaucoup de monde, mais le spectacle est à la hauteur de mes espérances. Je ne peux m’empêcher d’admirer jusqu’au dernier rayon disparaissant derrière les montagnes. C’est un instant magique !

J’ai plus de 3 km de marche à faire pour rentrer à l’hébergement, j’en profite pour enfin découvrir la ville le soir, et surtout aller dormir un peu car la journée a été très longue.

 

Mes retrouvailles avec Rome

Mercredi 31 juillet, à Florence. Je prépare mes affaires et pars prendre le petit-déjeuner dans le lieu que j’ai préféré sur les 3 que j’ai testé : la Milkeria. Ensuite, je m’en vais vers le tram pour rejoindre la gare routière d’où je prendrai un bus pour Rome.

 

Première journée à Rome

Après une petite pause dans mon hébergement, il est temps de partir vivre un joli nouveau joli moment de ce voyage. Je marche jusqu’à la Terrazza del Pincio au-dessus de la Piazza del Popolo. Depuis le belvédère, j’assiste à un coucher de soleil.

Je suis heureux d’être là. En fait, Rome est une ville très particulière pour moi. Elle représente ce que je suis aujourd’hui. Elle est la ville où tout a commencé, la destination sans laquelle je n’aurais peut-être pas la vie que j’ai aujourd’hui. Sans Rome, peut-être n’aurais-je jamais voyagé et que je ne t’aurais jamais partagé mes aventures.

Il y a 7 ans, Rome a été mon premier voyage. J’ai juste dit « Oui » à un ami qui me proposait de l’accompagner dans un city-trip. J’avais toujours eu envie de voyager mais je n’avais jamais osé franchir le pas. En juin 2012, je faisais mes premiers pas de voyageur. En janvier 2015, je lançais « Traversée d’un monde ». Aujourd’hui, je fête mes 7 années de voyage. J’avais tellement envie de revenir sur mes premiers pas pour ce 7e anniversaire.

Je me promène un peu dans les rues avant de rentrer à l’hébergement, car le lendemain, nul doute que la journée sera intensive.

Après la marche d’hier, je prends conscience que la ville est bien étendue et je privilégie donc le métro pour me rendre au Vatican. Pour la première fois, je vais visiter le Vatican et pas juste marcher sur la Place Saint-Pierre. Je ne sais pas trop à quoi m’attendre en entrant dans les Musées du Vatican et je suis finalement très agréablement surpris. J’y passe 3 bonnes heures sans m’en rendre compte. Les pièces sont somptueuses.

J’ai le plaisir de voir de mes propres yeux la célèbre fresque de Michel-Ange « La création d’Adam ». J’en rêvais depuis longtemps. Évidemment, il y a beaucoup de monde. Cependant, j’ai l’impression de me retrouver seul à fixer cette fresque si symbolique du travail de Michel-Ange et si réputée dans l’histoire de l’art. Il est interdit de prendre des photos et vidéos de la Chapelle Sixtine. 

Franchement, il y a des œuvres que tu rêves de découvrir et qui transportent en un éclair. Elle en faisait partie ! À Florence, j’ai eu la chance de contempler « La naissance de Vénus » de Botticelli. À New-York, « La nuit étoilée » de Van Gogh. Aujourd’hui, je peux dire que j’ai contemplé « La création d’Adam » de Michel-Ange.

Sur les nombreuses salles des Musées du Vatican, j’ai eu un petit coup de cœur pour la « Braccio Nuovo ».

Par la suite, je me suis donc rendu sur la Place Saint-Pierre avant d’aller découvrir un quartier de Rome moins visité que d’autres : le quartier Trastevere. Je me suis trouvé un petit restaurant sympathique pour y manger des pâtes avant de continuer à me promener dans les jolies ruelles.

Je décide de prendre un peu de hauteur et je me rends à Janicule (Terrazza del Gianicolo). De là, je ne suis pas déçu de la vue sur Rome. J’ai hâte de continuer à la découvrir. La journée s’achève déjà, il est temps pour moi de rentrer.

 

Deuxième journée à Rome

Je pensais visiter le Colisée ainsi que le Forum Romain mais la météo n’est pas très belle. Je décide alors de changer mes plans.

Je prends tout de même le métro pour rejoindre la station du Colisée d’où je prends un bus pour me rendre dans un coin un peu excentré : les catacombes. Il y a plus d’une cinquantaine de catacombes à Rome mais l’un d’eux est en particulier très visité : Les Catacombes de San Callisto.

Il est impossible de pénétrer dans les Catacombes sans un guide, il faut donc patienter un peu. Les visites guidées se font en italien, espagnol, allemand, anglais et français. Nous sommes deux francophones avec le guide, de quoi bien profiter de ses explications.

La visite était intéressante mais ne vous attendez pas à voir des ossements car ils n’y sont plus.

Le guide recommande de prendre le bus 218 pour se rendre à la Basilique Saint-Jean-de-Latran (Basilica di San Giovanni in Laterano). Elle est magnifique !

De là, je m’en vais à la recherche de la Fontaine de Trevi. J’avais eu l’occasion de la découvrir en 2012. La foule est immense. C’est impressionnant à quel point le tourisme de masse est présent mais pourquoi serais-je le seul à profiter d’une si belle ville et ses jolis monuments…

Je décide d’aller goûter une piadineria (je vous recommande de passer à « La Piadineria » pour goûter ce petit en-cas). Il y a même des options végétariennes.

Finalement, je passe devant le Forum Romain. Je me dirige vers le guichet car je souhaite acheter mon ticket à l’avance pour le lendemain. Cependant, il y a un horaire de visite pour le Colisée et ils ne veulent pas que j’opte pour une visite le lendemain. Ce doit absolument être aujourd’hui. Je prends donc le créneau proposé à 17h45. En attendant, je visite durant quelques heures le Forum Romain et le Mont Palatin. J’avais également déjà eu l’occasion de les voir en 2012 mais ma mémoire fait quelque peu défaut. 

Le ciel n’est pas d’un bleu ciel, il fait de plus en plus sombre, et un orage vient à éclater. J’observe les éclairs depuis le Mont Palatin jusqu’à me mettre sous un petit toit pour éviter la pluie qui devient de plus en plus forte.

Après cela, je m’en vais vers le Colisée. J’aperçois une file plus ou moins importante de personnes voulant acheter le ticket pour visiter le Colisée. Sachez donc qu’il vaut mieux aller l’acheter à l’entrée du Forum Romain. De toute manière, c’est un billet combiné et il n’est pas possible de visiter uniquement l’un ou l’autre.

J’ai l’impression que je n’avais pas suffisamment profité du Colisée l’autre fois, donc cette fois-ci, je n’hésite pas à y passer un bon moment… Même si la pluie s’invite de nouveau à plusieurs moments. Après tout, pourquoi ne pas découvrir certains des plus beaux lieux sous la pluie.

Au fil des jours, les kilomètres s’enchaînent. Marcher minimum 12 km par jour avec des petites chaussures de ville, ce n’est pas génial. Cela change tellement de mes 30 km avec des chaussures de randonnées sur le RAVeL. Je préfère largement mes longues marche avec des chaussures adaptées. Disons que c’est différent, et que de toute manière, je prends beaucoup de plaisir à visiter des villes italiennes. Je suis tellement épuisé, juste hâte de rentrer me reposer durant une bonne nuit pour profiter au maximum de ma dernière journée entière à Rome.

 

Troisième journée à Rome

En ce samedi, c’est ma dernière journée à Rome. Je m’en vais vers le Panthéon, où je trouve un bon petit café près de la place, avant d’aller le visiter. À l’intérieur, il y a notamment le tombeau de Victor-Emmanuel II et de Raphaël.

Après cela, je pars justement au monument Victor-Emmanuel II. L’accès est gratuit ! Je prends de plus en plus de hauteur et je profite d’un merveilleux point de vue. Pour aller au plus haut, via un petit ascenseur panoramique, il en coûte 10 €. Au vu de ce que l’on gagne comme hauteur, je préfère y renoncer et dépenser cette somme ailleurs. Le monument est incroyable, j’ai même eu l’occasion d’assister au changement de la garde devant la tombe du soldat inconnu.

Je décide d’aller faire un tour vers le Campo de’ Fiori qui est un marché populaire. Sur la place de ce marché, je trouve un bon lieu où manger une spécialité italienne dans une boulangerie.

Je décide d’aller découvrir la jolie Piazza Navona avant de me trouver un petit dessert. Je déguste le meilleur tiramisu de ma vie chez Pompi. Un tiramisu chocolat / banane mais il existe également le nature, celui à la pistache et un autre à la fraise.

J’ai envie de retrouver le quartier Trastevere avec un petit spritz en terrasse. Le soleil tombe tout doucement, et j’ai repéré de l’autre côté de la rive, un joli lieu d’où l’observer. Je me rends donc au Jardin des Orangers, je peux y observer tout Rome et même le Vatican. Un musicien joue « Hallellujah », le soleil disparaît derrière des arbres, l’instant est à nouveau magique ! L’Italie est magique !

Je me promène dans les rues alentours et je vois une longue file devant une porte fermée. Sans trop savoir ce qu’il se passe là, je décide de faire la file. Les gens s’en vont au fur et à mesure après avoir approché leur oeil de la porte. Je comprends qu’il y a un trou et qu’il y a donc quelque chose à observer depuis le trou de serrure. La vue est belle le soir… Au loin se trouve le Vatican illuminé.

Voilà qu’il est temps de se promener une dernière fois dans le quartier de Trastevere le soir avant d’aller dormir.

 

Jour du départ de Rome à Naples

C’est dimanche, le jour du départ pour Naples, la 3e et dernière étape du voyage en Italie. J’ignore ce que je vais faire. C’est le premier dimanche du mois et il doit donc y avoir quelques trucs à visiter qui sont gratuits. Je me rends au Château Saint-Ange. 

Sur place, ils indiquent qu’ils ne font la gratuité que d’octobre à mars pour le 1er dimanche du mois. Je n’ai pas envie de payer environ 15 € pour ne pas en profiter au maximum. Je décide donc que ce Château sera probablement pour une 3e visite à Rome.

Souhaitant voyager en Europe sans avion, et éviter de faire de trop longues étapes en bus ou en train sans faire une pause, je peux me permettre de m’arrêter un jour ou plus dans quelques villes. C’est ça aussi le plaisir de voyager sans avion, une liberté plus importante.

Je passe récupérer mon bagage à mon hébergement, profite d’une petite pizza, et… en route pour la gare routière. Plus tôt, j’ai remarqué que la ligne de la gare Termini jusqu’au terminus (où se trouve la gare routière) était interrompue en raison de travaux pour une semaine à partir de ce dimanche. Mince, je repère un bus qui m’emmène vers le lieu souhaité.

Dans le bus, le chauffeur ne s’arrête pas partout, quelques personnes s’engueulent avec lui. C’est étrange. J’arrive finalement à destination avec pas mal d’avance. Un peu de lecture avant de prendre le bus vers Naples.

 

Découverte de Naples, Pompéi et du Vésuve

À Naples, je me suis pris un Airbnb. Le soir, je fais juste quelques courses et je décide de me prendre une soirée plus tranquille. Je marche beaucoup depuis le début du voyage, toutes les journées sont intenses, et ça commence à être compliqué à tenir. 

 

Un jour à Naples

Le lendemain matin, je décide de me prendre deux petites heures pour bosser un peu sur le blog avant d’aller visiter la ville. Et oui, j’ai les articles à écrire sur tout ce que je visite, ainsi que ce carnet de voyage. Comme je vais avoir très peu de temps entre la fin de ce voyage et le voyage en Suède où je serai sans ordinateur pendant 6 semaines (probablement sans Internet la plupart du temps), je tente de ne pas prendre trop de retard. J’ai encore des choses à préparer pour cette future belle aventure sur le Kungsleden.

Après cela, je m’en vais visiter le Musée d’Archéologie de Naples où je découvre en particulier une très jolie salle. Dans l’ensemble, je n’ai pas été transcendé par ce musée… plusieurs salles n’ouvrent qu’avant 14h et que certains jours. Bien dommage, je ne comprends pas pourquoi ils font cela.

Je me promène dans les rues et je m’en vais goûter une pizza frit, on peut dire que c’est quelque chose de spécial mais c’est une spécialité de Naples. À vous de vous en faire une idée lors de votre futur voyage à Naples.

Je me rends au Château le plus au sud de la ville. Il se trouve en bord de mer et l’accès est gratuit. Le Castel dell’Ovo est un joli point d’observation de l’Île de Capri et de ses environs. Vous pouvez bien apercevoir le Vésuve.

Pour terminer cette journée en beauté, je me rends à un restaurant vegan dont la vue sur le Vésuve est magique. Durant ce temps, j’aperçois plusieurs paquebots. J’ai beaucoup de mal avec cela en raison de la pollution et du tourisme de masse que cela engendre pour quelques heures à peine sur place.

Je m’en vais me reposer car je vais vivre l’une des plus belles journées du voyage le lendemain.

 

Une journée à Pompéi et au Vésuve

Mardi, je prends un petit déjeuner au comptoir avant de me rendre à la gare. Il y a deux gares à Naples qui sont proches l’une de l’autre. Le train qui s’en va vers la Côte Amalfitaine démarre une gare (Porta Nolana) avant la gare principale (Napoli Garibaldi). Je remarque rapidement que j’ai eu raison de m’en aller à la gare de départ de ce train… car toutes les places assises sont prises d’assaut. Lors de l’arrêt à Napoli Garibaldi, ce sont des centaines de personnes qui resteront debout pendant tout le trajet jusqu’à Pompei. Cela dure 40 minutes. Ah oui, je ne vous ai pas dit mais je me rends à Pompéi !

Pompéi, c’est l’un des lieux que je souhaite découvrir depuis longtemps. Je n’en reviens pas de franchir le pas de l’entrée et de découvrir les célèbres ruines de Pompéi. Cependant, je dois avouer que c’est étrange de se retrouver là… même si la catastrophe a eu lieu il y a près de 2000 ans. Voir toutes ces ruines, voir des corps figés dans le temps (adultes comme enfants) et surtout cette expression faciale ou cette posture qui raconte tant l’histoire, tant la peur ressentie à l’instant T. Les ruines sont immenses et il faut bien 3 h au minimum pour les découvrir.

De 9 à 11 h, nous ne nous marchons pas sur les pieds. Certains groupes guidés sont là et font le « tour » en 45 minutes, voire 60 minutes. Je trouve cela triste de réduire ce site à 60 petites minutes tant il y a à découvrir et à apprendre.

Personnellement, je n’ai pas pris de guide ni d’audio-guide mais j’ai opté pour l’achat d’un livre papier à 6 € sur l’histoire du lieu et d’une carte à 2 € pour m’y retrouver facilement. Car oui, on peut rapidement se perdre dans ce lieu.

Donc, à partir de 11 h, il commence à avoir bien plus de monde. J’en profite encore un peu  avant d’aller manger un morceau à l’extérieur et de reprendre le train car je me prévois une deuxième activité en cette journée.

Après le train, je prends un bus qui m’emmène au point le plus haut possible avec un véhicule sur le Vésuve. C’est la première fois que mes pieds frôlent le sol d’un volcan. Celui-ci est toujours actif et il pourrait bien un jour recracher ses cendres. Sa dernière éruption date de 1944 et il est l’un des volcans les plus dangereux au monde.

Le bus me dépose là avec d’autres personnes, j’ai 2h30 devant moi avant qu’ils viennent nous rechercher. Il y a quelque chose comme 180 m de dénivelé pour rejoindre le cratère du Vésuve. Arrivé au-dessus, je suis étonné et impressionné. Étonné, car je m’attendais à voir des rejets de fumée en grande quantité mais je n’en vois que 3 ou 4. Impressionné, car je me trouve sur un volcan pour la première fois. J’aimerais un jour voir une éruption volcanique de mes propres yeux mais certainement pas celle-là !

Je me pose un peu au-dessus avant de redescendre et de prendre le bus, suivi d’un train. Retour à Naples où je m’en vais profiter de la meilleure pizzeria de la ville : Sorbillo !

Demain, ce sera ma dernière journée complète à Naples avant de terminer cette aventure de 12 jours en Italie (comprenant les trajets aller-retour). La fatigue devient grande, j’ai hâte de pouvoir me reposer un peu, même si j’aurai pas mal de boulot… et d’un autre côté, ce voyage est tellement génial que je suis triste qu’il se termine.

 

Deuxième journée à Naples

En ce dernier jour, je me promène dès le matin dans les petites rues de Naples pour me trouver un endroit où prendre un bon petit-déjeuner. C’est le dernier cappuccino du voyage, le dernier cornetto… et j’ai trouvé une belle adresse pour terminer cela en beauté.

Par la suite, je me rends jusqu’à un endroit pour découvrir les souterrains de Naples. Il y a plusieurs agences qui font découvrir différents souterrains. J’en ai opté pour une ! À 10 h, il y a la visite guidée en anglais et en italien. Durant 45 minutes, nous ne sommes que deux avec un guide pour profiter des souterrains. Le guide nous raconte toute l’histoire du lieu et nous fait passer par des parties qui sont très étroites. L’histoire est très intéressante. C’est impressionnant de sortir de terre par une porte et de tomber sur une rue fréquentée.

Je me promène ensuite un peu dans différentes rues avant de me trouver un lieu où manger quelques aliments frits. Ah mais qu’est-ce qu’ils adorent frire la nourriture par ici. Je souhaite me rendre à deux Châteaux aujourd’hui afin de pouvoir visiter les 3 châteaux de Naples durant mon séjour. Ce second Château, Castel Nuovo, n’est pas extraordinaire. Il y a quelques expositions mais sans plus. Petite pause avec une autre spécialité de Naples : Sfogliatelle, une pâtisserie.

Je visite un Cloître ainsi qu’une Basilique. Elle avait été fortement endommagée durant la seconde guerre mondiale. Je poursuis par la Cathédrale de Naples avant de m’offrir une petite pause à mon hébergement.

Je ne prends tout de même pas trop de temps car je souhaite prendre un funiculaire pour me rendre au point le plus haut de la ville : le Château Sant’Elmo. Cependant, la dernière entrée est à 18h30, je me dépêche et j’arrive même avec quelques minutes d’avance. De quoi avoir le temps de profiter du château pendant une bonne heure.

Je pense qu’il s’agit de la meilleure vue sur le Vésuve qu’il est possible d’avoir. J’aurais aimé voir un coucher de soleil de là-haut mais le site ferme un peu trop tôt en août pour cela. De plus, le coucher de soleil est de l’autre côté du Château et non sur la ville de Naples en elle-même (car celui-ci le cache).

Je vais me chercher un ragoût vegan dans un lieu qui m’a été recommandé et je termine tranquillement ma soirée en préparant mes affaires. Le voyage se termine.

Toutes les bonnes choses ont une fin… ou pas ! Je sais que je reviendrai un jour dans la région. En attendant, je me prépare à faire 22 heures de bus… Dans une semaine, je prendrai le bus de Bruxelles à Stockholm où débutera une toute nouvelle aventure de 6 semaines dont un trek d’un mois en Laponie Suédoise.

 

J’espère que ce carnet de voyage vous a plu. Avez-vous déjà eu l’occasion de faire un voyage en Italie ? Si oui, où étiez-vous ? Si non, où souhaiteriez-vous aller en Italie ?

Pin It on Pinterest

Share This