Transcanadien - Traverser le Canada en train avec ViaRailVoyager avec le canadien ? Nous sommes le 26 août 2016, c’est ce jour où je réalise l’un de mes plus grands souhaits de mon PVT au Canada. Jour de l’anniversaire de ma petite sœur, je prends le célèbre train « Le Canadien ». 

 

Transcanadien – Voyager avec le Canadien

Oui je vais voyager avec le canadien. Je débute ce voyage de plusieurs jours, et cet article, je l’écris depuis ce train. J’y écris et raconte mon expérience au fur et à mesure des heures qui passent avant de laisser s’éparpiller quelques souvenirs.

 

L’aventure commence

Je suis à Vancouver, je me trouve à la gare « Pacific Station » après m’être trompé une première fois de gare. J’avais repéré la gare de « Waterfront » toute proche de mon auberge.

Étonnement, je ne m’étais pas posé la question de savoir si mon train démarrerait d’une autre gare. Je rêvais tellement durant ce voyage que j’ai laissé quelques détails hors de mon attention. Une fois l’erreur repérée, heureusement j’avais un peu d’avance, j’ai pris un métro pour me diriger vers l’autre gare.

Là, j’y ai enregistré mon bagage, qui s’en est ensuite allé, comme dans un aéroport. Lui et moi nous nous retrouverons d’ici quelques jours. Je n’ai pris que le strict minimum avec moi dans mon petit sac.

Je fais la file dans cette gare avec un ami, nous sommes censés partir à 20h30 de Vancouver. Il est 19h50 quand nous commençons à avancer pour nous rendre sur le quai et trouver un siège sur lequel nous passerons plusieurs jours en classe économique. 20h05, les voitures économiques avancent un peu. Elles se raccrochent à l’autre partie du train avec les personnes ayant un billet d’une autre classe.

20h30 pile, le train démarre pour du bon. Le personnel de bord explique quelques consignes de sécurité avant de vérifier les titres de transport de chacun.

Siège 15B, bonjour à toi. Je vais voyager avec le Canadien !

Voyager avec le Canadien - Voyager en train au Canada - Transcanadien

Peu de temps après, je me dirige vers la skyline (ou le dôme en français québécois), cette partie en hauteur complètement vitrée. J’y observe le ciel rougeâtre, le soleil disparait bien au loin, et surtout la silhouette de Vancouver s’éloigne peu à peu.

Au revoir Vancouver, tu as été une ville que j’ai vraiment beaucoup apprécié, une ville où il ne me déplairait pas de vivre quelques mois à un moment de ma vie.

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Le personnel de cabine, ce cher Jacques annonce qu’une bonne partie des passagers descendra à Jasper. Ici, les sièges sont quasi tous pris. Il y a beaucoup de monde. Tout cela se libèrera donc apparemment pour la plus grosse partie du trajet.

 

Une première nuit dans le Canadien

Une nuit qui se fond dans l’obscurité. Les lampes du plafond pour unique éclairage se tamisent. Certains s’endorment déjà et des ronflements résonnent dans le wagon, d’autres allument la lampe individuelle au-dessus de leur siège pour lire un bon livre.

Les sièges s’étendent de plus en plus pour laisser place à une nuit de sommeil. Les bouchons d’oreilles se mettent en place pour une nuit de douceur qui offre malgré tous de nombreux éveils. À 3h du matin, le train s’arrête. Il ne redémarre pas avant 7h. Nous apprenons plus tard que nous avons désormais 3h de retard.

 

Un premier matin

Ma première des quatre nuits à bord de ce train. Au matin, certaines personnes ont vu des moutons de montagnes, d’autres auraient vu un ours apparemment, moi j’ai vu mon lavabo et ma tête endormie dans ce miroir en train de me brosser les dents. Pas de chance. Peut-être pour plus tard…

Certains s’en vont prendre un petit-déjeuner dans le wagon restaurant, d’autres mangent ce qu’ils ont amené. J’opte pour la seconde solution mais je m’autoriserai tout de même certains repas à bord vu que les prix sont assez raisonnables. J’achète un café et m’en vais manger dans la skyline pour admirer la vue que m’offre ce train.

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Malheureusement, le soleil passe rapidement à la pluie mais les nuages et la brume dans les montagnes sont tout de même majestueux. Un premier arrêt à la gare de Kamloops, l’arrêt sera raccourci pour tenter de combler le retard.

En route vers Jasper qui sera le terminus pour un bon nombre de personnes. Il est vrai que c’est sans nul doute le plus beau tronçon de ce train mythique.

 

Une première journée

Une odeur de tabac parcours le couloir. Une personne a sans doute mal compris la consigne d’interdiction de fumer dans les toilettes. Je trouvais cela pourtant bien clair vu le nombre de logo de cigarette barrée.

De plus, il est tout à fait possible de fumer dans l’espace entre certains wagons qui est ouvert à l’extérieur. C’est une odeur que je n’apprécie pas du tout surtout dans un endroit clos.

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Le temps passe et le retard s’accumule. En cause, les nombreux trains de marchandises que le train est tenu de laisser passer. Pourquoi ? Car le rail appartient à la société CN (Canadian National) et non à VIA Rail qui gère le transport de voyageurs uniquement.

Ceux-ci doivent donc payer une taxe pour emprunter ce réseau ferroviaire et sont contraints de s’arrêter pour laisser la priorité aux trains de marchandises. Par contre, j’ai appris par un agent que lorsqu’ils avaient eu le premier ministre de Colombie-Britannique à bord, ils n’avaient comme par hasard pas dû effectuer un seul arrêt. Pas de chance, il n’y avait apparemment aucun ministre à l’intérieur de ce long train !

 

Lors d’un arrêt, deux choix sont proposés aux passagers :

soit ils restent dans le train

soit ils peuvent descendre, par contre il faut attendre l’embarquement des nouveaux passagers pour remonter à bord

Notez que, lors des arrêts, le courant peut-être coupé dans le wagon restaurant. Si bien que le personnel ne peut donc pas fournir les repas.

 

Jolie ville de Jasper

À Jasper, après avoir parcouru les Rocheuses dont j’ai pu admirer une partie depuis la skyline, nous nous arrêtons pour une heure de pause. Juste le temps d’un court passage en ville pour manger avant de continuer à voyager avec le canadien.

 

 

Ah Jasper. Et dire qu’il y a à peine 10 jours, je me promenais dans cette ville et dans son parc national. Là, le voyage sonne tellement la fin. La fin de ce voyage mais sans doute de nouvelles aventures arriveront.

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J’en profite pour changer de siège et avoir une meilleure fenêtre. 15B au revoir, 9D bonjour.

J’aime passer du temps dans la skyline mais il y fait plus froid que dans les voitures de passagers.

 

 

Un peu d’attente dans la gare de Jasper. Il est temps de remonter et il fait déjà noir, on ne pourra pas voir l’autre partie des rocheuses. Et oui, le retard…

Beaucoup de gens sont descendus ici mais il y a tout de même pas mal de nouvelles personnes qui embarquent. La haute saison doit y être pour quelque chose. Je me souviens avoir lu quelques récits sur le net où certaines personnes avaient plusieurs sièges pour s’étendre tant il y avait de la place. Et bien ça, ce ne sera pas pour moi…

 

Nouvelle nuit à bord et Saskatchewan

En avant pour une nouvelle nuit sur ce siège. Des éveils à répétitions et un nouvel arrêt arrive. Il est 3h, c’est à Edmonton que nous sommes. Nous y restons bien deux bonnes heures avant de reprendre la route. Il n’est pas possible de retrouver le sommeil, il y a trop de bruits et de passages dans le couloir.

Le matin, la frontière de la Saskatchewan approche. Dans quelques heures, nous serons à Saskatoon. Je serai à peine à 4h de route de Vicki et Roger chez qui j’ai vécu l’une des plus belles expériences de ma vie. Je ne serai peut-être plus jamais aussi proche d’eux, j’aimerai bien pouvoir passer leur faire un coucou mais bon ce n’est pas possible…

Il est pourtant certain que je garderai ce souvenir de l’entraînement des chiens de traineau à jamais. Un PVT permet de vivre de beaux moments et j’en ai eu la preuve à de nombreuses reprises

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Les montagnes font place aux plaines. Ce sera mon spectacle pour la journée, et ce, jusqu’à Winnipeg.

Je commence à me demander si je pourrai avoir à temps mon bus à Toronto pour Montréal. J’en ai réservé un qui doit partir 5 heures après l’arrivée du train prévue initialement. Nous verrons bien.

Il est intéressant de regarder les visages entrant et sortant de ce train. Je retiens assez bien cela, mieux que les prénoms. Même si nous ne nous parlons pas, nous passons plus d’une journée avec certains. Nous sommes dans le même bateau (euh… même train).

Dans le train, d’anciens visages laissent leur place à de nouveaux tandis qu’à l’extérieur, les vaches sont de plus en plus présentes dans les plaines. C’est sûr, j’aurai vu plus de vaches sur ce voyage en train que d’ours ou de moutons des montagnes.

Pas très dépaysant de la Belgique de ce point de vu mais voir les paysages défiler n’a vraiment pas de prix.

 

L’aventure est belle

Oui le voyage est bien plus long qu’en avion. Si j’avais pris l’avion de Vancouver à Montréal, en 6 heures c’était fait. Il ne m’aurait resté qu’à prendre un bus et un métro pour rejoindre mon appartement.

Avec le train, il faut compter 3 jours complets et une journée avec le bus de Toronto à Montréal pour finir avec un trajet en métro. Mais cette expérience si différente en vaut la peine je trouve. Voyager avec le canadien n’a pas de prix, n’a pas de temps !

Au fur et à mesure, nous changeons de fuseaux horaires. De GMT -8h en Colombie-Britannique, nous rejoignons le GMT -5h au Québec.

Dans ce train, il y a de l’animation. À certains moments, des musiciens jouent à bord dans le cadre d’un partenariat ce qui leur permet de voyager gratuitement en échange. À d’autres moments, c’est une soirée cinéma.

Durant ce voyage, je profite au maximum pour écrire les articles de mon aventure dans l’ouest canadien que je souhaite vous faire découvrir. Les paysages qui défilent sont une grande motivation à l’évasion et à l’écriture.

 

Ouest Canadien – Partie 1 : Découverte de l’île de Vancouver en Colombie-Britannanique 

Ouest Canadien – Partie 2 : Les parcs nationaux de Jasper et Banff

Ouest Canadien – Partie 3 : Calgary, Yoho et retour à Vancouver

 

Les journées se ressemblent mais pas les paysages, ils défilent devant nous. Au fur et à mesure des provinces, leur visage change.

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Une 3e nuit et l’obscurité du Manitoba

Voyager avec le Canadien, c’est entendre le chauffeur qui klaxonne très fréquemment, c’est étonnant. En fait, il prévient ainsi les potentielles personnes proches de la route car nous croisons de nombreuses routes de terre.

La classe économique est située plus proche de la locomotive et donc le bruit est plus fort. Je comprends mieux pourquoi nous sommes à l’avant de ce très long convoi. Et oui, 24 voitures ce n’est pas rien.

Voyager avec le Canadien - Voyager en train au Canada - Transcanadien

 

Avant la troisième nuit dans ce train, au moment de franchir la frontière entre la Saskatchewan et le Manitoba, il est plaisant de regarder le soleil se coucher depuis la voiture skyline.

 

 

Sur les plaines du Manitoba, je regarde par la fenêtre au loin l’orage fendre l’obscurité de la nuit. Je n’ai jamais vu un tel spectacle. La province est tellement plate, sans arbre ou construction bouchant la vue.

Au fur et à mesure, mes paupières se ferment devant ce spectacle qu’offre la nature. Malheureusement, elles se relèvent à de nombreuses reprises en raison des cris d’enfants, certains pleurent, d’autres hurlent, et ce, même avec mes bouchons. Les inconvénients de la classe éco.

Un autre éveil dans la nuit. Il est 1h30. Nous sommes à Winnipeg. De nombreuses têtes changent ici et notamment celles du personnel auxquelles on s’est pourtant habitué durant les deux jours précédents. Au revoir Jacques et les autres. Bonjour… je ne sais pas qui, ils ne se sont pas présentés. Bon il est tard, c’est sans doute pour ça.

Un membre annonce alors un retard de 4h au lieu des 6h30 précédemment. J’ignore toujours s’il sera possible pour moi d’avoir mon bus à Toronto. Mystère mystère. L’arrêt ici doit durer une heure, je ne suis pas très motivé à passer une heure dans la gare de Winnipeg mais j’espère visiter la ville un de ces jours.

 

Voyager avec le Canadien en Ontario

Le matin, le réveil est doux. Nous sommes en Ontario. Le paysage a tant changé. Les plaines ont laissé place à de nombreux lacs et le soleil tente de percer la brume. La forêt est si dense. Tout autour, des arbres et des arbres, des lacs et des lacs. Un paysage bien différent des plaines.

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J’aime voir les paysages fortement différents d’une province à l’autre. Je n’en reviens pas à quel point c’est frappant.

Dormir sur un siège et l’absence d’une bonne douche quotidienne ne sont pas des plus agréables mais le spectacle en vaut tellement la peine à mes yeux. Vivre cela, c’était un de mes grands souhaits du PVT, j’aurais bien envie de voir le même spectacle en hiver.

Et qui sait, peut-être cette fois-ci de l’est à l’ouest au complet avec 3 trains, et le tout en 6 jours (Halifax – MontréalTorontoVancouver). Peut-être pour une autre fois. Là, j’ai hâte de retrouver mon appartement à Montréal pour les dernières semaines de mon PVT.

En début d’après-midi du 29 août, plusieurs musiciens se rejoignent et jouent ensemble. Un joli moment de convivialité. Trompette, ukulélé, chant… tout ce qu’il faut pour laisser vivre un bon moment à bord de ce train.

La pluie est au rendez-vous à plusieurs reprises. Le temps semble s’allonger. Surtout lors de cette soirée du 29 août, un sentiment d’un peu trop. Oui, il est temps qu’il se termine ce trajet. L’envie de finir de voyager avec le Canadien pour cette fois-ci.

Au matin du 30 août, les paysages n’ont pas changé. Ils sont similaires à la veille avec de temps à autre, un lac, et beaucoup de forêts. C’est ça l’Ontario. C’est si grand, si vaste, et avec 2000 km séparant Winnipeg (Manitoba) à Toronto (Ontario).

Cela prend du temps de le parcourir. L’air de rien, c’est la moitié du trajet, il n’y pas de gros arrêts entres ces deux villes.

J’aperçois durant ce long trajet de longs fils électriques accrochés à des poteaux à l’abandon. Je me demande leur histoire.

Là, deux trains de marchandises sont devant nous, d’après l’annonce du chef de train. Et nous ne pouvons pas les dépasser, il faut donc être patient. Il nous annonce une arrivée à Toronto pour 14h-14h30 au lieu de 9h30 initialement prévu. Ouah le retard se serait donc réduit en fin de compte.

Malheureusement, mon bus part à 14h30 et il faut environ 20 minutes pour récupérer le bagage puis 17 minutes de marche vers la gare des bus. Cela semble bien compromis pour avoir ce bus.

 

Un peu d’agacement

Quelle idée de réserver quelque chose si proche niveau timing. Je savais que le fait de voyager avec Le Canadien, l’on sait quand on part, mais pas quand on arrive. J’avais lu 2-3 récits où ils avaient eu 2 heures de retard. Je m’étais alors dit : nous aurons maximum 3-4 heures de retard et ce serait bon.

Réserver un bus à 14h30 au lieu de 9h30 permettait de ne pas passer la prochaine nuit sur un siège. Mmmhhh, ici cela risque d’être le cas, il allait falloir ressortir le portefeuille pour payer un nouveau billet de bus.

Lors d’une apparition miracle de réseau téléphonique, nous avons tenté de contacter la compagnie de bus pour tenter de modifier nos billets. Arrivés sur une messagerie, nous ne sommes jamais tombés sur une personne physique. Impossible de changer le billet, tant pis.

L’inconfort d’un siège pour une 5e nuit m’avait retenu de réserver un bus un peu plus tard au même prix. Privilégier l’inconfort peut avoir du bon pour le portefeuille malgré tout.

Les repas servis à bord du Canadien en classe éco sont bons, sans rien d’exceptionnel non plus. Ils ont le mérite d’être corrects, surtout au niveau du prix allant de 8 à 12 $. J’ai testé un petit-déjeuner, un dîner et un souper.

Certains plats sont similaires entre le dîner et le souper. Il y a 5 choix par repas. Un repas chaque jour. Le reste, j’ai mangé ce que j’avais amené comme des barres de céréales, quelques boîtes de conserves, du pain avec un peu de fromage et de jambon. Ça fait l’affaire et puis on ne fait pas beaucoup d’exercice.

Voyager avec le Canadien - Voyager en train au Canada - Transcanadien Voyager avec le Canadien - Voyager en train au Canada - Transcanadien

Si je voyage en classe éco, c’est tout d’abord pour pouvoir me permettre de vivre des expériences facilement car je ne pourrai pas me permettre de voyager en classe plus confortable. Les prix sont trop élevés.

Oh d’ailleurs, une pancarte est affichée sur la dernière porte de la partie « éco » qui indique qu’il est interdit de la franchir pour aller vers les autres voitures. Comme une impression de voir séparés les pauvres des riches. Bon en même temps, il n’y a rien à aller faire là-bas… Sachant que certaines cabines tout inclus peuvent aller jusqu’à 10 000 $ CA.

En classe éco, il y a de tout. Des parents avec des enfants hurlants qui réveillent le monde en sursaut, qui courent d’un coin à l’autre du wagon tout en faisant des cabanes avec des draps sur les sièges. Je suis pas très fan de ça, je dois bien l’avouer.

D’autres personnes écoutent de la musique avec des écouteurs le soir qui n’empêchent malheureusement pas de l’entendre, pas facile de s’endormir. Mais ça n’a pas empêché à ces personnes de dormir la journée sans les voir sourciller.

Le personnel à bord a bien changé, ils semblent moins sympathiques. Jacques me manque, son sourire était agréable à voir. Heureusement, certains membres du personnel sont un peu plus souriants.

 

Voyager avec le Canadien, la fin du voyage approche

Le fun dans ce train, c’est que plusieurs origines se mélangent. Ça me plaît cet aspect. Allant des chinois à des indiens en passant par un bon nombre d’autres nationalités.

Tout ce monde se regarde sans pour autant forcément échanger de mots, on peut éventuellement y sentir parfois une certaine méfiance. Tandis que d’autres échangent si facilement et partagent un instant musical avec une trompette à sourdine et un harmonica, comme d’un ukulélé à la chanson. C’est beau, c’est joli et jovial.

Voyager avec le Canadien - Voyager en train au Canada - Transcanadien

Voyager avec le Canadien ! En fin de compte, c’est avec 5h30 de retard que nous arrivons à Toronto. 30 minutes pour recevoir nos sacs à dos. Notre bus est bien évidemment parti. Nous en réservons un autre sur place avec une autre compagnie. De l’argent à débourser en plus mais bon, pas trop le choix.

Un peu d’attente à Toronto avant de démarrer direction Montréal. Ce bus est au final plus rapide que le précédent car il ne fait pas de détour par Ottawa.

Un peu de sommeil dans ce bus.

Il est 1h du matin, Montréal apparaît. Enfin ! Ma jolie ville de Montréal, je viens passer le dernier mois de mon PVT auprès de toi.

Deux bus de nuit plus tard, je me retrouve devant la porte de l’appartement. Je dépose enfin mon sac. Il est 4h lorsque je trouve enfin la joie de mon lit.

 

Quelques notes en classe éco :

  • Il y a des prises électriques
  • Les repas coûtent entre 8 et 12 $CA
  • Il y a des boissons chaudes pour 2,25 $CA
  • Un conseil, prenez des bouchons d’oreilles si vous voulez pouvoir dormir
  • Le train s’arrête souvent pour laisser passer d’autres trains ! Les trains de marchandises ont la priorité sur le réseau par rapport aux trains de passagers !
  • Le trajet m’a coûté 470 $CA en haute-saison en réservant 12 semaines à l’avance

 

Avez-vous l’envie de prendre ce train mythique ? Peut-être avez-vous eu l’occasion déjà de monter à bord et de voyager avec le canadien, si oui, qu’en avez-vous pensé ?

 

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