Vivre et travailler à Toronto - le mouton migrateur - pvt canadaVivre au Canada ? Pour beaucoup, vivre au Canada est un rêve, Théo l’a réalisé. Il vit désormais à Toronto depuis deux ans. Il nous partage son expérience dans cette interview afin de vous aider si vous souhaitez franchir le pas.

 

Interview – Theo, vivre et travailler à Toronto

Theo Belnou, alias « Le Mouton Migrateur », vit à Toronto depuis plusieurs années. C’est en débutant par un PVT au Canada que ce freelance vidéo a tenté l’aventure outre-atlantique. Contrairement à beaucoup de personnes en PVT, il a opté pour Toronto, et ce, avec un niveau d’anglais proche de 0 ! Il nous raconte tout cela.

 

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis Théo, Français de 22 ans et expatrié au Canada depuis bientôt 3 ans. Je suis caméraman / monteur vidéo en Freelance et passionné de voyage.

 

Comment et pourquoi t’es-tu orienté vers le monde de l’image ?

Depuis tout petit j’aime faire des photos et capturer des images. Lorsque j’ai eu 14 ans, j’ai rencontré un cinéaste animalier, Daniel Girard, qui m’emmenait en forêt pour photographier les animaux sauvages. Au fil des sorties, il m’a transmit sa passion de l’image. C’est naturellement que j’ai décidé de faire des études dans ce domaine et de faire de cette passion mon métier.

 

Tu as donc démarré ton aventure avec un PVT, était-ce facile de l’obtenir ?

J’ai obtenu mon PVT quelques mois après en avoir fait la demande. J’estime avoir été chanceux car beaucoup n’ont pas cette chance. Depuis plusieurs années, ce visa s’obtient au tirage au sort, on peut donc l’obtenir en quelques jours ou ne pas l’obtenir du tout.

 

Quel était ton but en partant au Canada avec un PVT ?

Je finissais mes études de cinéma et voulais découvrir de nouveaux horizons. Mon niveau d’anglais étant proche de zéro, le Canada semblait une bonne option pour apprendre cette langue en immersion totale, tout en ayant une communauté francophone.

 

Comment s’est passée ton arrivée au Canada et par quoi as-tu débuté ton aventure Canadienne ?

J’ai décidé d’arriver à Montréal comme première étape de mon expatriation. Contrairement à ce que j’aurais imaginé, les premières semaines ont été très difficiles. Avant de partir, je n’imaginais que la partie « cool » de l’expatriation mais je n’avais pas imaginé les sacrifices que cela impliquait. Le fait d’être loin de tous mes repères m’a beaucoup perturbé au début, mais après quelques semaines, j’ai pris conscience de ma chance. C’est à ce moment que j’ai enfin commencé à apprécier cette nouvelle vie.

 

Pourquoi avoir choisi de t’installer à Toronto plutôt qu’au Québec comme beaucoup de personnes francophones en PVT ?

Je suis arrivé à Toronto un peu par hasard. Au départ, je voulais m’installer à Vancouver. Comme mon objectif était d’apprendre l’anglais, le Québec n’était pas la meilleure option.

 

Le fait d’avoir un niveau en anglais proche de 0 a t-il été une difficulté pour t’installer et travailler à Toronto ?

Au début, c’était un peu compliqué mais j’ai eu la chance de m’installer dans une collocation totalement anglophone. Mes colocataires m’ont énormément aidé à progresser en me corrigeant au quotidien. Au bout de 3 mois sur place, j’ai ressenti une réelle différence. Et pour le travail, j’ai eu la chance de trouver du travail dans un organisme francophone, ce qui m’a permis de pouvoir travailler dans mon domaine dès mon arrivée.

 

Deux ans plus tard, que retiens-tu particulièrement de toute ton aventure ? As-tu pu évoluer rapidement en anglais ?

Pour moi, cette expérience est plus que positive. J’ai appris une nouvelle langue, découvert un nouveau pays, une nouvelle culture et j’ai surtout beaucoup moins peur de l’inconnu. Je sais que si je veux recommencer dans un autre pays, c’est possible ! Pour l’anglais, je dirais que je me suis sentis beaucoup plus à l’aise après 3 mois à Toronto. Aujourd’hui, il reste encore beaucoup de travail pour avoir un anglais parfait mais je n’ai plus aucun soucis à comprendre et à m’exprimer.

 

Peux-tu nous parler de ton expérience de freelance en prestations vidéos au Canada ? Était-ce plus facile de trouver des contrats comme freelance Caméraman et Monteur vidéo au Canada qu’en France ?

Depuis que je suis arrivé à Toronto, je n’ai jamais eu de moment sans travail. L’industrie cinématographique et de la vidéo est très développée dans cette ville ce qui fait que les opportunités ne manquent pas. Je ne pense pas qu’il soit plus facile de trouver des contrats au Canada qu’en France, car le monde du Freelance dépend de beaucoup de facteur, mais pour ma part j’ai obtenu de très belles opportunités au Canada.

 

Quel est le coût de la vie à Toronto ? 

Le coût de la vie est relativement élevé à Toronto (équivalent à Paris de mon point de vue). Le ville est en pleine crise du logement en ce moment, ce qui fait que les appartements sont hors de prix.

 

Dirais-tu qu’il est facile de s’expatrier au Canada ?

Outre les questions de visa, je trouve que le Canada est un pays relativement facile pour s’y expatrier. Il y a beaucoup d’aides sur place pour les nouveaux arrivants, il est facile de trouver un petit boulot en arrivant pour subvenir à ses besoins les premiers mois. Pour moi, le plus dur dans l’expatriation est l’éloignement avec la famille et les amis.

 

Quels sont tes coups de cœur à Toronto et plus largement en Ontario ?

J’adore la nature Canadienne. J’ai passé plusieurs week-ends dans des chalets et l’expérience est à chaque fois incroyable. J’aime beaucoup le côté multiculturel de Toronto et sa vie de quartier. L’atmosphère change complètement en fonction des lieux, c’est vraiment une ville mondiale où toutes les cultures se mélangent.

 

Peux-tu nous en dire un peu plus sur le concept « Le mouton migrateur » ? Depuis peu, tu t’es même lancé dans la réalisation de vidéos sur ta chaîne YouTube, peux-tu nous en parler ?

À la base « Le Mouton Migrateur », c’était une page Facebook où je partageais des photos de mes voyages à travers le Canada. Depuis le mois d’août dernier, j’ai décidé de créer une chaîne Youtube où je publie une vidéo par semaine. J’y parle de voyage, d’expatriation et de vidéo. J’essaye également d’apporter des réponses aux questions de visa pour le Canada, je sais que ce sont des questions qui peuvent entraîner beaucoup de stress et d’inquiétudes chez les nouveaux arrivants.

 

Souhaites-tu rester au Canada à l’avenir ou prévois-tu un retour en France ?

Je suis en train de faire ma demande de résidence permanente donc j’espère rester au Canada encore quelques années. Mais je n’exclus pas de revenir en France un jour.

 

Pour terminer, quels conseils donnerais-tu à une personne souhaitant vivre au Canada ? Et pour quelqu’un qui voudrait travailler dans le domaine de la vidéo en Ontario ?

Je lui conseillerais de ne pas avoir peur de la barrière de la langue. Même avec un (très) mauvais niveau en Anglais, on peut y arriver. On a tendance à oublier que le Canada est un pays bilingue et que notre francophonie est un point fort ! Pour travailler dans le domaine de la vidéo, je conseillerais de rencontrer d’autres personnes du milieu et de s’inscrire sur les groupes Facebook de recherche d’équipe technique. Le réseautage est vraiment très important dans ce milieu.

Vous pouvez retrouver Theo et suivre ses aventures sur YouTube, Instagram, Facebook ainsi que sur son site web.

Théo dispose également de son blog  » Le mouton migrateur  » où il aborde son expatriation au Canada et offre de multiples conseils aux futurs expatriés.

 

Merci Théo pour le partage de ton expérience, cela devrait aider les futurs voyageurs en PVT voulant s’installer à Toronto (ou dans une autre ville anglophone du Canada) et souhaitant peut-être travailler dans le même domaine que toi. Je te souhaite de vivre encore de belles autres aventures au Canada.

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