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Bilan 2 ans en auto-édition / retour d'expérience sur l'auto-édition pour un auteur auto-éditéL’auto-édition, ce monde dont j’ignorais encore tout il y a à peine 2 ans. Il m’a ouvert les bras, m’appelant sans cesse pour réaliser mon rêve d’auteur.

 

 

Découvrez dans cet article :

 

Petite histoire d’un auteur

Blogueur depuis 2015, j’y songeais de plus en plus au cours de l’année 2018. C’était tout naturellement, que le 1er octobre, « Voyager sans se ruiner » devenait réalité.

Écrire un livre, c’est bien, mais encore faut-il savoir le promouvoir ? Je me posais tant de questions ! Avant même de le publier, il me fallait songer à la façon de lui donner vie. Comment allais-je faire imprimer les exemplaires de mon livre ? Comment le mettre en page ? Tout se bousculait.

Cet article est un retour d’expérience de deux années en auto-édition !

livre de voyage en auto-édition

 

Les débuts du livre

Au début du mois de mai 2018, je me suis posé devant mon clavier. À l’époque, j’étais dans ma chambre, chez mes parents. Je me motivais à taper les premiers mots, j’avais cette pression de pondre une belle bouse et de réduire ce que je bâtissais avec le blog depuis 3 ans. Mais après tout, la vie n’est-elle pas faite pour prendre des risques ? Et bien si !

Les premiers mots sont arrivés, peu à peu, le livre prenait forme. Cependant, avant d’écrire les premiers mots, j’avais réfléchi au sujet du livre et j’en avais écrit un plan. Il est important de savoir vers où l’on va, d’avoir une bonne idée des chapitres du livre et d’avancer pas à pas.

Mon idée était d’écrire un livre qui allait aider les personnes à franchir le pas du voyage, à combattre cette peur du départ, à fournir des conseils pour voyager à petit budget et à préparer ce premier voyage en sac à dos.

« Voyager à petit budget », c’était ça que je voulais aborder !

Aux prémices du blog, les lecteurs étaient principalement des voyageurs en sac à dos (ou en devenir), j’avais donc déjà une base sur laquelle me poser pour réussir à réaliser les premières ventes.

Publier son premier livre en auto-édition

 

Un début de médiatisation

En juillet 2018, après avoir écrit une première version du livre, j’avais annoncé sur mes réseaux mon intention de publier mon premier livre. Dès l’instant où j’avais posté cette publication, un petit engouement s’était créé. Un journaliste presse m’avait contacté pour une interview dans le journal local. Celle-ci avait été reprise à une plus grande échelle. C’était à la fois un bonheur et une pression intense. Je ne pouvais décidément plus me louper !

Quelques jours plus tard, une chose incroyable survenait ! J’étais alors dans un TGV en direction des Alpes françaises. Dans mon sac se trouvait le journal papier où mon interview s’y trouvait, je l’avais acheté tout juste avant le départ.

De mes premières expériences avec les médias, je savais que lorsque j’avais une interview dans la presse, il y avait d’autres médias qui me contactaient dans les deux premiers jours de la publication. J’avais notamment connu cela à plusieurs reprises avec mes réalisations hyperlapses.

Assis dans le TGV, j’avais reçu un mail d’une journaliste radio de la RTBF. Elle me proposait d’intervenir en direct sur une radio nationale d’ici une bonne heure. Ouah, je n’avais encore jamais connu cela ! J’avais bien eu quelques expériences radios en direct par téléphone, mais c’était sur du régional. Là, c’était ma chance !

Cependant, j’avais une crainte, que la communication téléphonique se coupe ! J’allais à 300 km/h, le réseau coupait régulièrement, ça pouvait donc couper à tout moment de l’interview. Il fallait tenter ! Nous avions décidé d’une heure, et à l’heure dite, j’ai reçu cet ’appel. Quelques secondes plus tard, j’étais à l’antenne. À la première question, j’y répondais avec enthousiasme, mes parents m’écoutaient depuis leur travail, c’était une fierté… et ça coupe ! C’était terminé ! Je n’avais pas répondu entièrement à la question…

Spoiler : j’avais loupé l’une des plus belles chances de promo dans ma vie et qui ne s’est plus représentée par la suite. Je rageais au fond de moi, il fallait que cela tombe aujourd’hui, au moment où j’étais dans ce TGV.

 

 

La stratégie à adopter

Voilà que les jours passent. Depuis quelques semaines, une correctrice professionnelle s’était attelée à relire mon livre, et le 1er octobre arrivait alors à grand pas ! Après avoir analysé les façons de publier sans maison d’édition, j’avais trouvé la plateforme idéale pour mon projet : Amazon KDP. J’allais pouvoir imprimer mon livre à la demande sans avancer de frais. En tant que voyageur à petit budget, et sans grand budget sur mon compte en banque, c’était la solution parfaite.

Je réfléchissais à la stratégie que j’allais adopter pour faire de ce lancement une réussite. Un mois avant la sortie de mon livre, j’avais publié un article pour expliquer le contenu de celui-ci : J’ai terminé mon livre !

Quelques années plus tôt, j’avais eu un reportage dans une télé locale, là où j’avais également eu l’occasion d’effectuer un stage de caméraman-monteur. Ni une ni deux, j’avais repris contact avec un journaliste avec qui j’avais un bon feeling et nous avions décidé d’une date de tournage. L’équipe voulait venir à la maison, mais je n’étais pas trop chaud pour cela, et j’avais proposé de venir dans leurs locaux.

En quelques minutes, l’interview était faite. J’étais plutôt à l’aise, je savais ce que je voulais dire et comment faire passer mes idées. De plus, les interviews en télé locale sont formateurs pour tester des choses et s’améliorer. La seule ombre au tableau était la poste belge (très douée avec moi à de nombreuses reprises) qui avait perdu mon colis où se trouvait tous mes exemplaires définitifs du livre pour ma promotion ! Shit, je n’avais pas eu d’autres choix que de partir faire l’interview avec l’épreuve du livre. C’est-à-dire un exemplaire non définitif avec un bandeau hideux sur la couverture (vous le verrez dans le reportage ci-dessous) mentionnant « Non destiné à la vente ». Cela ne faisait pas très pro, mais c’était tout de même mieux que de ne rien avoir !

Avant de quitter le studio, nous avions discutés un peu de voyage en off, la journaliste, le caméraman et moi. Le soir même, je regardais le reportage à la télé. Je leur avais donné l’autorisation de reprendre des vidéos de ma chaîne YouTube pour illustrer les différents propos. Le reportage était très bien, j’en étais content et l’avais diffusé sur mes réseaux.

 

Les premières ventes en auto-édition

Les semaines passèrent, le livre n’était alors vendu que via Amazon. J’étais heureux de voir mon livre en vente et de regarder le compteur des ventes progresser. Pour en arriver là, il y avait eu tellement de points techniques à gérer, de questionnements et de gestion des démarches légales. J’avais dû apprendre beaucoup de nouvelles choses.

Heureusement, je sortais d’études en arts numériques et j’étais adepte de l’apprentissage en autodidacte. Je savais donc gérer le logiciel pour faire la mise en page de mon livre que je souhaitais. Dans le livre, j’avais fait intervenir 8 personnes pour offrir quelques témoignages sur des sujets précis comme le « voyage en tant que fille » ou le « voyage avec des enfants ». Tout cela, je n’étais forcément pas apte à en parler et il valait mieux avoir des personnes qui vivaient cela, qui connaissaient le sujet.

Le temps passa et les ventes se faisaient en nombre pour noël ! Fin décembre, j’avais atteint l’objectif que je m’étais fixé, celui de vendre 100 exemplaires de mon livre en 3 mois. Enfin, presque, il ne manquait que quelques exemplaires pour y arriver, mais j’en étais heureux.

De mois en mois, les ventes augmentaient par moment et diminuaient à d’autres. J’avais le souhait de réussir à en vendre 1000 exemplaires, mais y arriverais-je ? Je savais que des auteurs arrivaient à vendre beaucoup d’exemplaires en auto-édition, mais je ne maîtrisais pas encore totalement la promotion.

 

Promouvoir mon livre

Je remarquais que des ventes se faisaient à chaque fois que je communiquais à propos du livre sur les réseaux sociaux. J’en parlais donc de temps à autre, mais je devais tester d’autres canaux !

À chaque petit pas, j’apprenais de nouvelles choses de ce nouveau monde.

Premiers exemplaires de voyager sans se ruiner - un livre en auto édition

 

La promotion dans les médias

En septembre 2018, je me trouvais en Lorraine et j’y tournais un hyperlapse sur Metz et un sur Nancy. À chaque fois, je me servais de l’hyperlapse pour réussir à communiquer sur mon livre, à chercher un buzz pour pouvoir placer ce que je souhaitais à l’instant-T !

Sans me vanter, j’étais doué avec les hyperlapses, je m’améliorais à chacun que je réalisais, et je savais que cela amenait de belles choses. Ma communauté augmentait et des gens me suivait grâce à ceux-ci. Il me suffit de repenser à l’hyperlapse sur Charleroi en août 2017 qui m’avait apporté un reportage en télé national (à voir ici). Les jours qui s’en sont suivi, j’étais reconnu à plusieurs endroits de Wallonie. C’était une bien belle victoire (mais c’était avant que je publie un livre).

Avec mes deux hyperlapses lorrains, le buzz avait rapidement prit. 48h pour être exact ! J’en avais publié un le samedi et un autre le dimanche pour donner vie au projet « Un week-end en Lorraine ». Résultat, une radio de la région m’avait proposé une interview. On y avait parlé d’hyperlapses, de blogging… et de mon livre ! La presse écrite de la région m’avait également interviewé. Une nouvelle fois, j’avais réussi à nouveau à parler de ce livre.

Quelques mois plus tard, en janvier 2019, un journaliste m’avait contacté pour aborder la thématique du voyage en solo dans un reportage du JT du 13h (à voir ici). Je n’avais pas hésité une seconde à saisir l’opportunité, et le lendemain, je débarquais à Bruxelles avec mon sac à dos (histoire d’illustrer le propos – je me disais que cela peut toujours être utile) et un exemplaire de mon livre.

Le reportage avait été diffusé quelques jours plus tard, mais les retours étaient maigres. Je n’avais pas connu la même chose qu’avec le reportage sur l’hyperlapse au JT du 19h30. À l’époque, mon téléphone avait été rempli de notifications et de nouveaux abonnés arrivaient durant plusieurs jours. C’est certain, il est assurément préférable de passer au JT du soir que celui de midi qui est moins regardé et ne touche pas le même public.

Cependant, à la fin du tournage, j’avais remis un exemplaire de mon livre au journaliste, sans savoir si cela m’apporterait quelque chose. Le jour même de la diffusion, un article sur leur site web était publié et faisait la promotion de plusieurs voyageurs solos, dont moi et celui de mon livre. C’était une belle couverture !

Quelques jours après le tournage du reportage, un abonné m’avait contacté et me disant « Ouah, j’ai vu ton livre à la télé ce matin ! ». Ni une ni deux, j’avais tenté de trouver la séquence en question. Il s’agissait d’une émission de radio qui était également diffusée en télévision. Le journaliste à qui j’avais offert mon livre en avait fait une chronique de 3 minutes.

 

Vous imaginez 3 minutes consacrée à votre livre ? C’était génial ! Cette séquence était une belle mise en avant de mon travail, même si cela passait vers 6h30.

D’autres papiers avaient été écrits avec de la publicité sur le livre. Malgré tout cela, j’avais remarqué que les reportages télés ou dans les médias n’apportaient pas réellement de ventes derrière. Ils permettaient surtout de me crédibiliser en tant qu’auteur. Un reportage n’est pas à voir que sur l’instant-T, mais à utiliser le fait d’être apparu dans tel ou tel média pour donner de l’autorité au livre et à l’auteur.

 

Participer à un festival

En janvier 2020, j’avais été contacté par l’organisateur d’un festival sur le voyage alternatif. C’était exactement ce dont j’avais besoin. Il me proposait d’intervenir à plusieurs conférences et d’y vendre mon livre. De plus, j’allais avoir l’occasion d’y vivre ma première séance de dédicace. Je ne pouvais pas passer à côté et j’en avais profité pour rencontrer cette personne.

Nous avions discuté en face à face et j’avais accepté la proposition. Le rendez-vous était fixé en mars 2020.

Vous l’avez peut-être compris, mars 2020 signifiait « covid » ! Heureusement pour moi, et pour eux, le confinement n’avait été d’actualité qu’une semaine plus tard.

Durant ce festival, une librairie indépendante vendait mon livre. Je voyais des personnes le feuilleter, d’autres l’ayant acheté et je les regardais déambuler dans les couloirs du festival avec mon livre sous le bras.

Cette sensation est l’une des plus belles que j’ai pu vivre dans ce début de carrière d’auteur. C’est un sentiment qui remplit de joie.

À ce festival, je ne savais pas réellement le nombre d’exemplaires que je devais apporter. Après concertation avec la libraire, nous avions décidé d’en apporter 30. Finalement, ce sont 19 exemplaires qui avaient été vendu. Une belle opportunité et une magnifique expérience. La séance de dédicace était fixée en fin de journée, malheureusement le festival s’était vidé, donc je n’avais pas pu la vivre, mais ce n’était pas bien grave.

 

Vendre en auto-édition dans des points physiques

Par la suite, la libraire m’avait proposé de vendre mon livre en librairie. Il s’agissait alors de dépôt-vente. J’avais été payé pour les 19 exemplaires vendus. Cependant, les livres en dépôt-vente ne seraient payé que lorsqu’ils seraient vendu.

Tout cela était une nouvelle victoire. Mon livre était enfin disponible dans un point physique. Cela m’était demandé par plusieurs lecteurs qui ne souhaitaient pas acheter sur Amazon.

D’ailleurs, quelques semaines plus tôt, j’avais offert la possibilité de commander mon livre directement auprès de moi. Avant janvier 2020, cela m’était impossible pour la simple et bonne raison qu’il était compliqué de déclarer mes ventes avec mon statut professionnel en Belgique. J’avais donc pris patience jusqu’à un autre moment de ma vie.

Au début de l’année 2020, je m’étais installé en France, j’y avais créé ma micro-entreprise, et il m’était désormais très facile de proposer mes livres en vente directe. Une façon de ne plus avoir l’intermédiaire Amazon et de mieux gagner par exemplaire vendu.

Un livre auto-édité en librairie

En septembre 2020, j’avais été contacté par une nouvelle boutique qui allait ouvrir à Metz. Elle allait proposer des articles sur le voyage et la nature, et souhaitait y proposer mon livre de voyage. Dans cette boutique, il n’y allait avoir que très peu de livres, et ça n’allait être que des livres de locaux ou de petites maisons d’éditions. En somme, des livres que l’on ne trouvait pas partout. La proposition était parfaite et je l’ai accepté avec grand plaisir. De plus, ce commerce me payait directement la facture (avant qu’ils ne soient vendus – contrairement aux libraires), ce qui était avantageux pour moi. De cette façon, je ne devais pas courir après l’argent.

Par moment, il arrive que des libraires commandent directement un exemplaire de mon livre auprès de moi pour l’un de leurs clients. À ces moments-là, il peut arriver de courir après une petite facture, mais ça finit toujours par être payé.

 

Argent, les erreurs et les lecteurs

Après tout ce résumé de l’histoire du livre Voyager sans se ruiner, il est temps d’aller un peu plus loin. Je vais aborder l’argent, les erreurs que j’ai pu faire ainsi que d’autres choses. Cela pourrait être intéressant pour un apprenti-auteur !

 

Les gains

J’ai déjà eu l’occasion d’en parler sur un autre article, mais voici un petit récapitulatif.

Mon livre est vendu à 18 €. Son prix de fabrication est de 4,01 € via Amazon KDP. Je peux me faire parvenir des livres à prix d’auteur si je le souhaite et les vendre de mon côté. C’est-à-dire que je ne paie que le prix de fabrication sans la marge d’Amazon et sans le payer au tarif sur la plateforme qui est de 18 €.

Lorsqu’un livre est vendu via Amazon, je dois en déduire la TVA, le prix de fabrication, et le pourcentage d’Amazon. Je ne touche que 6,23 € par livre vendu. Enfin que… c’est déjà bien plus qu’un auteur en maison d’édition.

Bien entendu, les 6,23 € sont alors mon chiffre d’affaire et je suis taxé sur ce revenu, ce n’est donc pas ce qui entre directement dans ma poche. Globalement, il faut enlever 20 à 30 %.

Recevoir des livres d'Amazon KDP

Lorsque je le vends directement par moi-même, je demande une participation des frais de port à l’acheteur. En chiffre d’affaire, je suis plutôt à 16,60 € (sur 22,50 € pour le prix du livre + la participation de l’acheteur sur les frais de port) en déduisant le prix de fabrication et quelques autres choses dont la partie des frais de port que je prends à ma charge et les frais de la plateforme de paiement.

D’un côté, je touche 4,86 € net par livre vendu directement sur Amazon, de l’autre côté 11,65 € net si je le vends directement sur mon site ou 7,40 € si je le vends via un libraire (ce dernier montant varie en fonction du pourcentage de la remise libraire). La différence est tout de même importante et mieux vaut réussir à vendre hors Amazon pour un auteur auto-édité ! Cela peut déjà vous donner une idée si vous vous lancez dans l’auto-édition. Les prix ne sont qu’indicatifs car ils peuvent varier si je le remets directement en main propre, si le pourcentage de la remise libraire est plus ou moins élevé, si le lecteur paie via une plateforme ou une autre. Il y a beaucoup plus de paramètres à prendre en compte, mais cela est déjà une bonne indication.

Pour résumer l’aspect des frais postaux :

  • De Belgique à Belgique : 4,50 €
  • De Belgique vers l’Europe : 13 €
  • De Belgique vers hors Europe : 22 €
  • De France à France : 5,82 €
  • De France vers l’Europe/Suisse : 1,42 € (tarif livres et brochures pour un poids sous 500gr)
  • De France vers hors Europe : 2,36 € (tarif livres et brochures pour un poids sous 500gr)

Vous le constatez, lorsque je vivais en Belgique, il m’était impossible d’envoyer un livre par moi-même de la Belgique à la France (où étaient la plupart des commandes). J’aurais perdu beaucoup de l’argent. Je vais me répéter légèrement dans le passage suivant, mais ça permettra de bien résumer l’histoire des revenus en auto-édition :

Désormais, lorsque je fais un envoi de la France à la France, le coût est donc de 5,82 € et je demande 4,50 € au lecteur. Je prends le reste à ma charge. Lorsque le lecteur demande une livraison hors France, je réduits forcément la demande de participation des frais, car je peux appliquer le tarif livres et brochures.

Comme vous le constatez, la somme que je peux toucher varie donc en fonction du pays de destination. Il m’arrive d’en remettre en main propre sur Nancy.

Il faut également savoir qu’avec un statut de micro-entrepreneur, l’on est taxé sur la totalité du montant de la facture. Je dois donc payer des taxes sur la somme des frais de port. Il est impossible de déduire cela. Pour moi, il est donc plus avantageux de faire une remise en main propre.

Lorsqu’une librairie ou un commerçant le vend pour moi. Je lui cède 25 à 30 % qui est une « remise libraire ». Même avec cette remise accordée au libraire, je gagne plus que lorsque c’est vendu par Amazon.

Il faut bien se dire qu’un auteur avec une maison d’édition ne touche que 1 ou 2 € par exemplaire vendu. Cependant, il peut en vendre plus en étant disponible dans de nombreux points physiques. Un auteur auto-édité gagne plus par exemplaire vendu, mais pour la plupart en vendront moins, voire pas beaucoup.

J’espère que cela vous donne déjà une bonne idée pour la vente de votre futur livre.

 

Les erreurs en auto-édition

Par moment, je me fais venir une caisse de 10, 20 ou 30 exemplaires et je continue de les vendre de mon côté. De cette façon, je peux y modifier un élément sans problème.

Deux exemples à vous raconter :

  • Le premier. Lorsque j’ai souhaité vendre mon livre via des libraires. Il fallait impérativement que le prix de vente soit affiché sur la 4e de couverture. Ce qui n’était pas le cas (alors que c’est obligatoire). J’ai donc pu rectifier cela facilement. Les exemplaires qui ne disposaient pas du prix, je les vendais de mon côté. Je n’allais pas les jeter pour cela ;
  • Le second. Il y avait un souci de colorimétrie sur la première de couverture. Je n’y avais pas eu les teintes que je souhaitais. J’ai continué à les vendre ou à les offrir sous forme de concours plutôt que de les jeter.

Tout cela pouvait facilement être rectifié lors d’une prochaine impression sans avoir un gros stock sous les bras. C’est là l’un des gros avantages de l’impression à la demande.

 

Les concours

Afin de promouvoir mon livre, j’ai tenté différents concours.

À certains moments, je faisais une publication sur les réseaux sociaux pour faire gagner un exemplaire. J’y demandais de liker ou de partager ou de raconter une anecdote. Il y a toujours un bon prétexte à un concours. Des gens qui ne gagnaient pas pouvaient l’acheter par la suite. Certaines personnes en identifiaient d’autres et cela permettait de faire connaître mon livre.

À d’autres moments, je tentais des concours avec d’autres blogueurs/youtubeurs. Je leur proposais de faire gagner un ou deux ou trois exemplaires de mon livre à leurs abonnés. Je m’occupais moi-même de l’envoi par la suite. Cela m’a permis de gagner de nouveaux abonnés, de me faire connaître davantage et à aider à la promotion du livre. Cependant, ce n’était pas toujours le cas, j’avais tenté un concours avec une radio amateur sur les réseaux sociaux, mais il n’y avait eu qu’un participant. Ce n’est alors pas difficile de choisir un gagnant. Ce concours était une perte financière, car je n’y gagnais rien derrière avec d’autres ventes ou en visibilité.

Il faut tout tester, essayer, et analyser !

J’ai également tenté le fait de déposer mon livre dans des « boîtes à lire », j’écrivais un petit mot et je prenais une photo à publier sur les réseaux. Il y avait une belle interaction et les gens tentaient de trouver le lieu exact de l’emplacement. Certains y allaient deux heures plus tard, mais le livre n’y était déjà plus disponible. Je trouvais le concept intéressant. C’était une façon d’offrir des livres qui ne pouvaient pas être vendu, car il y avait une légère pliure par exemple.

Au fur et à mesure, l’algorithme de Facebook et d’Instagram devenant de pire en pire, les concours ne sont plus toujours si intéressants. Il est compliqué d’être vu sans dégager un budget publicitaire derrière. Voilà des mois que j’ai laissé tout cela de côté !

 

Les lecteurs-acheteurs

Étant donné que le livre ne peut pas être feuilleté sur Amazon ou chez moi, il peut être compliqué pour un futur lecteur de se faire une idée du livre.

Dès lors, sur ma page de vente du livre, en plus d’expliquer ce qui se trouve dans le livre, je donne la possibilité de télécharger un extrait du livre.

De cette façon, il m’est facile de recontacter le lecteur, qui n’achètera peut-être pas tout de suite, mais peut-être plus tard.

Les ventes sur Amazon ou en librairie ne vous permettent pas d’obtenir le mail de l’acheteur. Ce qui est dommage, car le lecteur va peut-être apprécier votre premier livre, et n’entendre peut-être jamais parler du second que vous sortirez. Avec son mail, vous pouvez le recontacter et lui en parler.

De plus, vous pouvez leur demander de mettre un commentaire sur la page Amazon de votre livre et cela favorise l’achat de votre ouvrage auprès de futurs lecteurs.

Une autre possibilité est d’interagir avec le lecteur au travers de votre livre en lui indiquant où il peut vous suivre, et où il peut s’inscrire pour être tenu au courant de la suite.

 

Le bilan

Après tout cela, passons au bilan général !

 

Deux ans plus tard

Au fil du temps, voilà que je me retrouve 2 ans après la publication de mon premier livre. Entre-temps, j’ai publié deux guides-numériques, dont un sur l’auto-édition, afin de partager à des apprentis-auteurs auto-édités tout ce que j’ai appris. En ce 1er octobre 2020, je finalise cet article écrit dans le petit café nancéien que j’aime tant.

Sur ce blog, j’ai déjà eu l’occasion de vous partager de multiples conseils sur l’écriture et la vente d’un livre :

Ces deux articles avaient été publiés en novembre 2020, 50 jours après la sortie de mon livre. Même si ces deux articles sont toujours valables, je n’avais plus partagé mon expérience d’auteur sur ce blog depuis un bon moment. En deux ans d’auto-édition, il s’en passe des choses et j’avais envie de vous raconter tout cela.

 

Interviews et articles

De fil en aiguille, j’ai décroché d’autres interviews en presse dont de très bons articles que voici :

Article de presse pour un blogueur et auteur Auteur auto-édité dans la presse écriteArticle de presse en auto-édition

J’ai également eu l’occasion de participer à une interview radio de 25 minutes, sur France Bleu Sud Lorraine, pour parler de voyage, de trek, de mon livre et d’autres choses. Une très belle expérience et la plus longue interview qui m’ait été consacré.

 

Combien de ventes ?

Avec tout ça, vous vous demandez peut-être où j’en suis au niveau des ventes. Et bien, après deux ans :

J’ai vendu 300 exemplaires !

Pour certains, cela paraîtra peu, tandis que pour d’autres, cela paraîtra beaucoup en gérant tout soi-même.

Les ventes varient en fonction du type de livres. Il est plus difficile de vendre des livres pratiques que des romans.

Sur ces deux ans, il faut savoir que les ventes ont été au point mort de mi-mars à fin-juin. Près de 4 mois où les ventes n’avaient pas lieu, c’est énorme ! Ah ce cher coronavirus…

Depuis janvier 2020, je travaille sur un second livre qui sera un récit de voyage et témoignage sur mon trek du kungsleden. Ce livre sera proposé à des maisons d’édition. C’est un nouveau défi et une nouvelle expérience qui vont se présenter à moi. Aucun doute que je vous en parlerai lorsque j’aurai plus de recul sur cela.

Cependant, je suis en phase de recherche sur le 3e livre que je vais écrire, et qui lui, sera de nouveau en auto-édition.

Pour revenir aux ventes, il y a des choses que j’aurais pu faire mieux. J’aurais dû prendre un peu plus mon courage et aller présenter mon livre à gauche à droite, mais un côté timide survient par moment et m’en empêche. Je dois mieux gérer cela !

 

Mon bilan en auto-édition

À titre personnel, je suis plutôt content de cette expérience et de ce qu’elle m’a apporté. Le fait d’être considéré comme un « auteur », comme une personne ayant « publié un livre », apporte réellement des choses. Mon livre n’était pas un roman mais un livre pratique, il m’a permis d’être considéré comme « expert » sur la thématique du voyage en solo et du voyage à petit budget. Intervenir dans des reportages télés sur ces sujets et dans des festivals n’aurait probablement pas été possible sans la publication de ce livre. C’est un outil physique et promotionnel, il apporte une pierre à l’empire d’un blog.

Au lancement du livre, je m’étais prévu un budget promotionnel avec des exemplaires à offrir.

  • Tout d’abord, j’en avais offert aux blogueurs/voyageurs qui sont intervenus dans mon livre. Ce qui est normal. De plus, ils en ont parlé et cela a fait des ventes.
  • Par la suite, j’ai contacté d’autres blogueurs avec qui j’ai de bonnes relations et qui en ont parlé à leur tour. De nouveau, des ventes ont pu avoir lieu.
  • J’en ai également offert à des journalistes (soit en direct soit par envoi postal – et donc frais supplémentaires). Certains ont joué le jeu et en ont parlé, d’autres ne m’ont pas donné de nouvelles et/ou n’en ont pas parlé du tout.

Tout cela, c’est le jeu ! Il faut être prêt à jouer et on ne peut pas gagner à tous les coups. Cependant, ceux qui en font un reportage, un article ou une interview, c’est assurément une belle preuve sociale pour l’autorité du livre.

Je réfléchis à la suite, je me pose et me demande comment mieux gérer une prochaine sortie de livre. Je me demande également ce que je pourrais mettre en place pour améliorer la promotion de celui-ci. Ce livre plaît, j’en ai de très bons retours ici et là, et même de lecteurs qui ne me connaissaient pas avant de lire mon livre. Cela réchauffe le cœur. Je suis quelqu’un de très critique envers moi-même et ces retours font du bien pour croire un peu plus en soi. Il y a probablement des gens qui ne l’ont pas apprécié, mais je n’ai pas eu de retour de ce type. Quoique l’on fasse, il y aura de toute façon du pour et du contre. Il ne faut pas être borné, et en tant qu’auteur, il faut se remettre régulièrement en question pour progresser.

livre en auto-édition à un festival

Désormais, je dois me consacrer sur la suite de tout ça, réfléchir à ce que je pourrais mettre en place. Je me demande si je n’envisagerais pas de mettre un programme affilié en place. Pour l’affilié, il pourrait gagner plus avec un lien affilié chez moi qu’avec un simple lien affilié Amazon.

Je ne suis pas « encore » arrivé aux 1000 exemplaires souhaités. Publier un nouveau livre relance souvent les ventes du premier. C’est un projet que j’ai en tête, mais pas dans l’unique but de publier un livre pour publier un livre. Je souhaite apporter de la valeur à mes lecteurs, qu’ils apprennent des choses, que le livre les divertissent ou les aident dans ce qu’ils veulent accomplir. De plus, je veux réellement travailler sur mes livres. Publier un livre de 30 ou 50 pages… je trouve cela ridicule !

En tout les cas, il faut essayer des choses. Ce qui fonctionne pour l’un ne fonctionnera pas forcément pour l’autre. Je le répète encore, il n’y a qu’en testant que l’on peut apprendre.

De toute façon, les ventes dépendent de plusieurs choses :

  • Le nombre de livres en vente,
  • La qualité de l’ouvrage,
  • La notoriété de l’auteur,
  • La réputation du livre,
  • La promotion.

Il est certain d’une chose, les ventes ne se font pas en gardant les bras croisés après avoir mis son livre auto-édité en vente sur Amazon.

Pour ma part, je ne vis assurément pas de la vente de mes livres et guides numériques. Ils sont un complément au reste. Tout cela, avec le blog, forment un tout ! La période covid n’est pas la plus belle pour le tourisme sous toutes ses formes. Il me faut garder espoir et patience.

Voilà, tout est partagé, vous savez tout. J’espère que ce partage d’expérience vous permettra de bien gérer la sortie de votre livre, de vous donner quelques suggestions et idées, et avant tout, de vous motiver à publier votre premier livre.

 

Pour en savoir plus sur mon livre Voyager sans se ruiner, c’est par ici que ça se passe !

 

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