J'ai 30 ans - Vivre ses rêves et voyagerJe n’ai plus 20 ans… J’ai 30 ans ! 3 décennies déjà, le temps file. Ouah… J’ai 30 ans ! 30 ans, non mais sérieux… Étrange impression, quelle étrange sensation. Dans les faits, rien ne change réellement, juste une journée de plus sur Terre.

 

J’ai 30 ans… ! 

Je n’ai pas grand souvenir de ma première décennie, juste une décennie des plus banales pour un enfant. La seconde décennie, je ne l’ai pas réellement apprécié, juste un mec ultra timide dont certains croisaient le regard que pour l’embêter (pour rester poli). La fin de cette seconde décennie a commencé un peu à être mieux mais c’est surtout durant la troisième décennie que cela est devenu intéressant.

 

Ma belle vingtaine que j’aime

Vers mes 20 ans, j’ai pu entamer les études qui me plaisaient réellement. Apprendre la photo argentique et numérique, découvrir le monde de la vidéo et réaliser mes premières vidéos comme des clips vidéos et courts métrages.

Mais pour moi, l’année 2012 est la plus importante ! 2012 n’était pas l’année de la fin du monde à mes yeux mais celle de l’année où j’ai commencé à vivre. 2012, oui c’est l’année qui a changé ma vie.

Quelques semaines avant mon 24e anniversaire, j’ai franchi le pas du voyage avec un premier city-trip à Rome, suivi d’un autre à Budapest et puis d’un voyage à Tchernobyl. 

J’avais 24 ans lorsque j’ai vécu mon premier voyage en sac à dos en allant relier Helsinki à la Crète. Et puis, d’autres voyages s’en sont suivi…

Un an plus tard, je vivais mon premier voyage en solo qui a été libérateur.

À 27 ans, je suis parti réaliser mon plus grand rêve et ce qui restera le grand moment de ma 3e décennie : vivre un an au Canada. Ces moments là-bas sont des moments que je n’oublierai jamais. Ils resteront à jamais gravés en moi.

 

20 ans ou 30 ans, quelle différence ?

J’ai 30 ans, j’avais plein de projets en tête. J’ai eu l’occasion de donner vie à certains comme l’écriture de mon premier livre, et ce tout juste avant le cap des 30 ans. 

Il y a quelques années, je m’’imaginais aller dans tous les pays d’Europe avant mes 30 ans et de réaliser mon premier long métrage. Bon, je ne meurs pas à 30 ans, ce n’est pas la fin, il me reste encore du temps pour réaliser cela, et d’autres choses encore, si tout va bien.

30, ce n’est qu’un chiffre. Ce n’est pas l’âge en soit qui compte mais nos décisions prises bout à bout pour avoir la vie souhaitée ou qui s’en rapproche au maximum. Les décisions pour lesquelles l’on fait des choix et qui comptent pour notre vie.

Au début de la vie « adulte », on n’est un peu paumé, bien souvent on ne sait pas trop vers où aller. Petit à petit, on se rend compte de certaines choses et on est plus apte à faire des choix pour réussir à les réaliser.

6 octobre 2018. Ce jour ne change rien mais il est tout de même perturbant et me laissant un peu confus. Un chiffre change pour 10 ans, la vingtaine est bien terminée, cette jolie période avec ses hauts et ses bas, ses bons moments et ses plus mauvais. MMmmhhh… C’était tout de même une période de la vie intéressante.

 

Le regard d’autrui et savoir dire non

J’ai 30 ans et pourtant je ne suis pas… disons l’homme de 30 ans que la société espère. Je n’ai pas de CDI, je n’ai pas de maison, de voiture et tout ce qui s’en suit. Je ne songe même pas au déroulement de ma vie pour espérer une hypothétique retraite qui est le graal pour le commun des mortels. 

30 ans et sans enfant, cela paraît bizarre et pourtant je n’en aurai jamais. Je suis un oncle et cela me suffit amplement. Un petit coup de vieux au passage.

Non, je suis un mec qui préfère vivre sa vie et vivre de petites choses à chaque instant. Je n’ai jamais rêvé d’une montagne d’argent et de vivre une vie de métro-boulot-dodo. J’ai refusé ce chemin et je le refuse toujours tout autant.

Quand tu as 6 ans, tu rêves souvent d’être astronaute, je rêvais d’être écrivain.
Quand tu as 14 ans, tu rêves souvent d’être un mec plein de thunes, je rêvais d’être réalisateur.
Quand tu as 25 ans, tu rêves de t’en sortir financièrement dans la vie, je rêvais de vivre ma vie comme je l’entendais.

Faut-il être riche pour vivre cette vie ? Certains le pensent mais ce sont les choix que l’on fait à chaque instant de notre vie qui peuvent permettre d’être riche… d’expériences.

 

Le blog voyage

J’avais déjà 26 ans lorsque j’ai créé « Traversée d’un monde » et j’ai l’impression que cela a été la plus belle décision dans ma vie. Je voyageais alors depuis quelques années et j’avais vu qu’il n’y avait pas beaucoup de contenus sur certains lieux où j’étais allé comme la Transnistrie. Je l’ai créé en partant de zéro sans aucune connaissance technique sur la création de site web, sur la rédaction web, et tout ce qui s’en suit. Mais j’ai appris. J’ai appris un peu plus chaque jour. Certaines fois en y passant des heures et des heures pour comprendre certains points.

Voilà qu’à présent, à quelques semaines du 4e anniversaire du blog, je suis arrivé à une sorte de palier que je m’étais fixé : celui des 20 000 lecteurs uniques par mois. Au fond de moi, j’ai encore du mal à réaliser que vous êtes si nombreux à me lire. Je tente d’imaginer 20 000 personnes dans la petite pièce où je me trouve et c’est compliqué.

Et puis, le temps a filé, avec certains d’entre vous, nous échangeons régulièrement sur les réseaux sociaux à propos de tel ou tel contenu que je vous partage. C’est une communauté qui s’est créée autour de ce blog et j’en suis plus que ravi.

Quand je repense à quel point j’ai réussi à faire parler de mon travail ces 4-5 dernières années dans les médias. Certaines fois, j’ai encore du mal à le réaliser mais je me rends compte que j’en ai fait du chemin. 

 

Vivre heureux ou tout du moins essayer

30 ans mais 30 ans… Je tente d’imaginer où j’en serai dans 10 ans. J’espère que je vivrai heureux en continuant à faire vivre cette passion du voyage en moi. Il faut dire qu’à 20 ans, même si j’avais une petite envie de voyager, je ne pensais jamais franchir ce cap. Je me dis qu’en 10 ans, j’en ai quand même fait du chemin, professionnellement mais aussi personnellement. J’ai pu évoluer sur moi-même, me rendre compte de certaines choses et assumer mes choix avec une grande conviction. Faire face à mon végétarisme et réaliser ce que je pouvais faire à mon échelle sur un point de vue écologique.

Qu’est-ce que je rêve pour l’avenir ? Mmmmhhh compliqué ! Je suis sans doute un peu trop lunatique. Je vais avoir envie d’une chose un jour alors que le lendemain je voudrai tout autre chose. Certaines idées me trottent en tête mais je vous garde encore la surprise. C’est surtout le temps pour moi de voir si j’en suis capable. J’ai envie de dépasser mes limites un peu plus chaque jour.

Malgré quelques cheveux blancs, on me donne souvent bien moins que mon âge. J’espère que l’on restera encore longtemps à me donner environ 25 ans. 20 ans serait peut-être un peu trop exagéré… même si j’ai 20 ans ! Oui, je vous l’assure.

Certains auront envie de dire « Grandis un peu ! À 30 ans, on se marie et on bosse (jusqu’à sa retraite) ! ». Alors que secrètement, ce pourrait être une forme de jalousie de ne pas avoir pris la peine de saisir certaines opportunités de liberté. Même si la liberté peut être synonyme de certains sacrifices, ne le cachons pas.

Pression de la société, pression des proches, une pression constante de vouloir nous faire entrer dans le moule.

Pour certains, la vie que je mène peut être vue comme un échec car je n’entre pas dans le conformisme de la société. À un moment, certaines personnes se rendent compte du mal-être en eux et de regretter de ne pas avoir pu tenter sa chance au moment où cela se présentait. Je ne veux pas avoir de regrets, je ne serais sans doute jamais le mouton de la société et ça me convient. Bien entendu, cela peut plaire à certains et je ne juge pas le choix d’autrui. Chacun doit faire ce qui lui plaît et agencer sa vie pour pouvoir être heureux. Ce qui rend heureux l’un ne rend pas forcément heureux l’autre.

Même avec les multiples difficultés que cela engendre, je vis une vie qui me plaît bien plus que si j’avais été dans un modèle salarial et bloqué géographiquement. La liberté n’a pas de prix, la liberté n’est pas simple à acquérir mais la liberté est ce qui me rend heureux. Vivre ses rêves n’a vraiment pas de prix.

Allez, en attendant, je continue de découvrir un peu plus ma belle Wallonie. Merci à vous d’être là et de partager tous ensemble notre passion du voyage.

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