Voyager en fauteuil roulant - voyager en chaise roulanteComment voyager en chaise roulante ? Dans cette interview, Blandine, blogueuse voyage sur « Mille découvertes sur 4 roulettes », partage son expérience. Elle nous raconte sa vie de voyageuse, et notamment, son tour du monde en chaise roulante.

 

 

Interview – Blandine, voyager en chaise roulante

Blandine vit actuellement en Belgique et a eu l’occasion de vivre de nombreuses aventures.  Aujourd’hui, elle nous partage ses rêves et son envie de découvrir le monde qui ne disparaît pas une seule seconde. Pour elle, le handicap n’a rien changé dans son envie de parcourir le monde, hormis sur l’organisation qui demande plus de travail. Cependant, elle n’hésite pas à vivre 1000 expériences, et dans l’interview, Blandine raconte les différents aspects via ce mode de déplacement. 

Que ce soit des études aux États-Unis, son Erasmus, un tour d’Europe en train ou bien son tour du monde, Blandine partage son aventure d’handivoyageuse avec le plus grand plaisir.

 

Peux-tu te présenter en quelques mots ? Quel est ton parcours ?

Bonjour ! Je m’appelle Blandine, j’ai 27 ans et je suis belge. Je vis actuellement en Belgique, mais j’ai eu la chance de vivre et d’étudier dans 4 autres pays (USA, Écosse, France et Australie) et d’en découvrir une vingtaine au cours de mes voyages. Je suis traductrice de formation, blogueuse depuis 4 ans, voyageuse et rêveuse depuis toujours !

 

Que signifie être handivoyageuse et depuis quand es-tu en chaise roulante ?

Je me déplace en fauteuil roulant depuis presque 6 ans, à cause d’une maladie qui entraîne une importante fatigabilité musculaire. Depuis que je suis toute petite, j’ai toujours eu envie de parcourir le monde, et le handicap n’y a rien changé ! J’ai toujours les mêmes rêves, la même soif d’aventures  et de nouvelles expériences. Bien sûr, quand on voyage en fauteuil roulant, ça demande beaucoup plus d’organisation, et même avec de l’expérience, on se retrouve parfois dans des situations compliquées. Mais ça fait partie du voyage ! J’essaye de toujours me dire que toute expérience est bonne à prendre (même se faire voler son portefeuille 2h avant de prendre l’avion, eh oui !).

 

À quoi veilles-tu particulièrement lorsque tu prépares un voyage ? Est-ce facile de trouver un logement adapté en voyage ?

Chaque handicap est différent et impose des contraintes différentes. En ce qui me concerne, je peux parfois me débrouiller dans une chambre qui n’est pas 100 % adaptée, mais je ne peux pas utiliser une baignoire, j’ai besoin d’une douche à l’italienne (sans cabine). En Asie du Sud-Est, les guesthouses ont presque toujours des douches de ce type, c’était donc relativement facile. Au Japon, les salles de bain et les ascenseurs sont souvent minuscules, chaque mètre carré compte, et les chambres aux dimensions « européennes » sont généralement hors de prix pour un budget « backpacker ». En Australie ou en Europe, certaines auberges de jeunesse récentes possèdent une salle de bain adaptée.

 

Avec quel genre de fauteuil te déplaces-tu en voyage ? Est-ce facile de prendre l’avion, le train ou tout autre moyen de transport ?

Au quotidien, et lorsque je voyage en train, je me déplace en fauteuil roulant électrique. Il est très confortable, mais il pèse près de 180 kg… Impossible de le porter, même avec l’aide de plusieurs personnes. Avant mon tour du monde, j’ai donc investi dans une troisième roue motorisée, qui se fixe directement sur mon fauteuil manuel. Elle ne pèse que 10 kilos, se démonte en quelques secondes, et rentre dans le coffre d’une petite voiture. Grâce à ce système, et à l’aide de nombreuses personnes croisées sur la route, j’ai pu emprunter toutes sortes de moyens de transport (tuk-tuk, bus, bateau,…) et visiter des endroits complètement inaccessibles en fauteuil électrique.

Quand je voyage en train ou en avion, je dois toujours réserver une assistance à l’avance, compléter des formulaires, arriver plus tôt à la gare ou à l’aéroport,… En Belgique et en France, un simple trajet en train est parfois très compliqué. Par exemple, il y a quelques semaines, le personnel de la gare de Paris-Nord a refusé de m’aider à monter dans le train, parce que je ne m’étais présentée « que » 18 minutes avant le départ (au lieu de 30) ! J’ai vu les autres passagers embarquer tranquillement sous mes yeux, et j’ai du faire une nouvelle réservation pour le train suivant…

Quant à l’avion, c’est de loin ma plus grande source d’inquiétude en voyage. Je me demande toujours si la compagnie ne va pas m’interdire d’embarquer (c’est déjà arrivé), comment je vais faire pour aller aux toilettes pendant le vol (réponse : je n’y vais pas !), et si mon fauteuil sera toujours en bon état à l’arrivée. Jusqu’à aujourd’hui, je n’ai eu que quelques griffes, mais je connais plusieurs personnes dont le fauteuil a été complètement détruit…

 

Comment s’est déroulé ton tout premier voyage en chaise roulante ?

Avant d’avoir mon premier fauteuil (manuel), je ne sortais pratiquement plus de chez moi. Pendant presque deux ans, ma vie sociale a été mise entre parenthèses.

Dès que j’ai eu mes roulettes, j’ai profité de cette nouvelle liberté pour rendre visite à des amis en France. Le voyage en TGV s’est bien passé, mais comme j’ignorais encore qu’il fallait réserver une place spécifique (qui n’est pas disponible par internet), j’ai passé tout le trajet à côté de l’espace bagages… Heureusement, j’ai vite compris le système !

 

Comment a réagi ton entourage suite à ton envie de voyager en étant en chaise roulante (famille, amis, enseignants…) ?

Je n’ai jamais caché mes envies de voyages, et mes proches ont vite compris que le handicap ne serait pas une raison suffisante pour y renoncer. Au contraire, le fauteuil m’a permis de prendre enfin mon indépendance !

J’ai essayé d’y aller progressivement, partir de plus en plus loin et de plus en plus longtemps. Comme tous les parents, les miens s’inquiètent, mais je pense qu’ils me font confiance. Ils savent que je suis quelqu’un d’organisé, que je ne prends pas de risques inutiles, et qu’ils recevront au minimum un e-mail ou un sms par jour (oui, tous les jours !!).

 

Tu as eu l’occasion d’étudier un an dans l’État de Washington. Que retiens-tu de ton aventure aux États-Unis durant cette année là ?

Je suis partie à 17 ans, juste après ma rhéto (terminale). J’étais la première de ma famille à quitter l’Europe, et je prenais l’avion seule pour la première fois, avec 50 kilos de bagages ! J’ai vécu dans des familles d’accueil et fréquenté un lycée américain, où tout était comme dans les films : les bus jaunes, les matchs de foot contre les autres écoles, Halloween, Thanksgiving,… Cette expérience m’a définitivement changée : j’ai rencontré des gens aux habitudes et croyances très variées, j’ai appris à me débrouiller dans de nouvelles situations, et j’ai pu me faire ma propre opinion sur ce pays dont on entend tant parler… À mon retour, j’avais évidemment amélioré mon anglais, mais j’avais aussi attrapé le virus du voyage !

 

Tu as également pu vivre l’expérience Erasmus. Est-ce que cela a été compliqué de trouver une université accessible ? Comment se déroulait ta vie d’étudiante en Écosse ?

Au cours de mes études de traduction, un séjour Erasmus était obligatoire en 3ème année. Comme tous les étudiants, j’avais hâte de vivre cette nouvelle expérience à l’étranger, mais vu mes soucis de santé, mes professeurs m’ont d’abord proposé de rester en Belgique. Pour moi, c’était évidemment hors de question ! Ils ont donc contacté une dizaine d’universités, et une seule, à Édimbourg, a accepté de m’accueillir.

Cette expérience était très différente de la précédente, puisque je vivais sur le campus, et que je suivais des cours similaires à ceux que j’avais en Belgique. Je parlais donc français tous les jours, et fréquentais finalement plus d’étudiants étrangers que de Britanniques. On se retrouvait souvent pour manger des plats typiques de l’un ou l’autre pays, dans une ambiance « auberge espagnole » !

Avant la rentrée, j’ai eu l’occasion d’explorer un peu la région, pendant une semaine en camping-car. Les paysages écossais sont magnifiques, et la ville d’Edimbourg est vraiment magique : un must pour les fans d’Harry Potter (dont je fais partie) !

 

Par la suite, tu as vécu un tour d’Europe en train en chaise roulante, peux-tu nous raconter comment celui-ci s’est déroulé ?

Le train a toujours été mon moyen de transport préféré, et l’Europe est plutôt bien gâtée de ce côté-là. L’idée d’un tour du monde me trottait déjà dans la tête, mais avant d’aller plus loin, je voulais voir si j’étais capable de me débrouiller seule pendant plusieurs semaines, avec mon fauteuil et mon sac à dos. Je rencontrais pas mal de difficultés pour me déplacer en Belgique, et j’avais aussi envie de tester l’accessibilité des autres grandes villes européennes.

Je suis partie 40 jours (en juillet-août 2015), et j’ai traversé 14 pays différents. Malgré quelques soucis techniques avec mon fauteuil (un pneu crevé à Berlin, puis mon chargeur qui a rendu l’âme une semaine plus tard), c’était génial ! Mes 3 villes coups de coeur : Stockholm (pour l’harmonie entre la ville, la mer et la nature), Prague (pour l’ambiance « contes de fée ») et Barcelone (pour les tapas, l’architecture et la plage accessible !).

 

Peux-tu nous parler de ton tour du monde ? Quel itinéraire as-tu fait et qu’est-ce que tu as réalisé durant ce voyage ?

Je suis partie en septembre 2016, après 6 mois de préparation intensive. J’ai d’abord voyagé 3 mois en Asie (Chine, Japon, Vietnam, Cambodge, Singapour) et en Nouvelle-Zélande, avant d’arriver à Sydney pour le nouvel an. J’appréhendais la Chine, mais finalement, j’y ai vécu des moments inoubliables ! La majorité des Chinois ne parlent pas un mot d’anglais, mais tous ceux que j’ai croisés étaient très chaleureux et n’hésitaient pas à me donner un coup de main, toujours avec le sourire.

À l’inverse, j’ai trouvé les Japonais plus froids et moins ouverts. Pour une raison qui m’échappe encore aujourd’hui, mon fauteuil était interdit dans les trains (alors que ceux-ci étaient parfaitement accessibles), et chaque déplacement fut un vrai calvaire (les négociations durant parfois plusieurs heures). J’ai aussi faillit passer ma première nuit dehors, puisque l’hébergement que j’avais réservé avait soudainement décidé, le soir de mon arrivée, que mon fauteuil devrait rester à l’extérieur toute la nuit ! J’ai heureusement pu trouver un autre hôtel, trois fois plus cher, à minuit…

Le Vietnam, avec son agitation et sa désorganisation permanentes, fut une véritable bouffée d’air frais ! L’accessibilité y est pratiquement inexistante, mais les gens ne posaient pas de questions et se précipitaient toujours pour m’aider, avant même que je ne le demande. Outre les centaines de sourires échangés, je garde d’excellents souvenirs des spécialités culinaires. Bien manger, ça fait aussi partie du voyage !

La Nouvelle-Zélande fut peut-être moins dépaysante sur le plan culturel, mais les paysages sont probablement parmi les plus beaux au monde. Des lacs d’un bleu surnaturel, des glaciers, des forêts tropicales, des volcans, des montagnes enneigées, des collines d’un vert saturé,… Même sans pouvoir faire de longues randonnées, on se prend dix claques visuelles par jour !

Après mon stage à Sydney, j’ai fait un road-trip d’un mois sur la côte Est du pays, avec ma mère et ma soeur. J’ai ensuite repris la route vers l’Est, avec quelques étapes dans l’océan Pacifique : Nouvelle-Calédonie, Polynésie Française, Île de Pâques. Des paysages de carte postale, où je ne pensais pas pouvoir un jour poser mes roulettes. Au-delà des plages et des lagons turquoises, je garde surtout en mémoire les échanges avec certains locaux, heureux de partager et de protéger leur culture. J’ai un peu explosé mon budget, (même en prenant une chambre chez l’habitant, sans eau chaude sur certaines îles), mais ça en valait la peine !

Sur l’Île de Pâques, j’ai aussi fait une rencontre assez inattendue avec un acteur américain

Dernière étape de mon périple, après une escale de quelques jours à Santiago : le Brésil ! J’ai passé une semaine à Rio de Janeiro, une ville étonnante où la modernité et les plages branchées côtoient la jungle et la pauvreté extrême. J’ai pris des précautions que je n’avais jamais prises auparavant, mais je ne me suis jamais sentie en danger.

J’ai terminé mon voyage aux chutes d’Iguaçu, où j’ai frôlé l’overdose de « WAOUH ! ». Waouh parce que cet endroit est une incroyable merveille de la nature, mais aussi waouh parce que tous les sentiers et points de vue y sont accessibles en fauteuil roulant !

 

Est-ce que c’était facile de trouver un stage en Australie ? Comment celui-ci s’est-il déroulé ?

L’Australie me faisait rêver depuis longtemps. Je souhaitais d’ailleurs y partir après le lycée, mais le hasard a voulu que j’atterrisse aux Etats-Unis !

Après mon master, j’ai envisagé la possibilité de partir comme assistante de français dans une école australienne, mais l’organisme australien a refusé ma candidature (alors que l’organisme belgo-français l’avait acceptée). Quelques mois plus tard, j’ai appris qu’un de mes anciens camarades d’université faisait un stage à Sydney, dans un journal franco-australien. Le rédacteur en chef était prêt à m’accueillir l’année suivante. J’ai envoyé mon CV, fixé les dates, et voilà !

Et comme l’Australie, ce n’est pas la porte à côté, je me suis dit que j’allais en profiter pour faire quelques étapes en chemin… Le « Papa, je pars en Australie » annoncé à Noël s’est ainsi transformé en « Papa, je pars faire le tour du monde » !

 

Quel est ton meilleur souvenir de voyage ?

Difficile de choisir, il y en a eu tellement ! Le jour où j’ai posé mes roulettes sur la Grande Muraille de Chine (grâce à l’aide d’une dizaine de touristes chinois), mon baptême de parapente en Nouvelle-Zélande (pour fêter mon 25ème anniversaire), les couchers de soleil à l’Île de Pâques, l’accueil dans une famille polynésienne à Maupiti, le Nouvel An à Sydney,…

Globalement, mes plus beaux souvenirs ne sont pas liés à des paysages mais à des rencontres, des gens avec qui j’ai partagé des moments exceptionnels et riches en émotions.

 

À quels types d’imprévus as-tu dû faire face en voyageant en chaise roulante ?

Quand on voyage en fauteuil roulant, on fait face à plusieurs types de problèmes : les problèmes techniques (que j’ai mentionnés plus haut), les inévitables problèmes d’accessibilité (qu’on rencontre aussi dans la vie de tous les jours), et les problèmes « bureaucratiques ». Pour les deux premières catégories, une bonne organisation suffit généralement à éviter les plus gros soucis : prendre une chambre à air de rechange, une pompe et quelques outils, contacter les hébergements à l’avance, demander des photos de la salle de bain,… Pour la troisième catégorie, c’est plus compliqué. Dans les aéroports, j’ai déjà eu quelques mauvaises surprises, comme un refus de transporter la batterie de mon fauteuil (alors que j’avais obtenu l’accord par e-mail). Je sais que certains voyageurs ont déjà été refusés à l’embarquement parce qu’ils voyageaient seuls, alors que leur handicap ne nécessitait pas la présence d’un accompagnateur.

Dans certains pays, les « règles de sécurité » sont parfois très contraignantes. En Nouvelle-Zélande, le chauffeur d’une excursion a refusé que je monte dans son minibus, sous prétexte qu’il n’était pas autorisé à transporter des personnes handicapées (alors que je pouvais monter seule dans le bus, et qu’il y avait suffisamment de place pour mon fauteuil plié).

Évidemment, les voyageurs à roulettes ne sont pas à l’abri des galères rencontrées par n’importe quel autre voyageur… Mais je tiens à rassurer les lecteurs : après toutes ces années de vadrouille, il ne m’est jamais rien arrivé de grave ! Dans tous les pays du monde, la plupart des gens sont sympas et prêts à rendre service. Les personnes mal intentionnées existent, mais elles sont heureusement beaucoup moins nombreuses !

 

Que penses-tu de l’accessibilité actuelle dans le secteur touristique ?

Dans la plupart des pays du monde, l’âge moyen de la population augmente. Le nombre de personnes à mobilité réduite, et donc de touristes à mobilité réduite, est par conséquent lui aussi en constante augmentation. Beaucoup de professionnels du secteur touristique (offices de tourismes, hôtels ou agences de voyages) commencent à s’en rendre compte, et c’est tant mieux !

Le seul problème, c’est que la plupart pensent que les personnes handicapées ne sont intéressées que par des vacances à la plage, en hôtel 4 étoiles, ou des excursions avec un chauffeur privé. Or, il y a aussi des jeunes voyageurs en fauteuil, qui ont un budget limité et qui préfèrent voyager en transports en commun, dormir dans des auberges de jeunesse, ou faire des activités à sensations fortes. Dans certaines villes, les seuls hébergements accessibles sont des hôtels de luxe. Les handi-backpackers existent, il ne faut pas les oublier !

Enfin, contrairement à ce qu’on imagine, rendre un lieu accessible ne nécessite pas forcément des travaux longs et coûteux… Pour passer quelques marches, une simple planche de bois ou plaque en métal peut faire l’affaire !

 

Pour terminer, quels conseils donnerais-tu à quelqu’un souhaitant voyager mais n’osant pas à cause d’un handicap et/ou qui hésite à voyager par peur du manque d’accessibilité ?

Osez, tout simplement ! Vous risquez juste de vivre la plus belle expérience de votre vie ! Si vous n’êtes encore jamais parti à l’étranger, choisissez une destination proche et bien accessible, comme Barcelone, Berlin, Stockholm ou Londres. En-dehors de l’Europe, je vous conseille Singapour, Sydney ou New York.

Prenez le temps de bien préparer votre voyage, contactez la compagnie aérienne avant de réserver vos billets d’avion (pour vérifier que votre fauteuil pourra être transporté), contactez les hôtels et demandez-leur des infos précises en fonction de vos besoins (présence de marches à l’entrée, dimensions de l’ascenseur, largeur des portes, hauteur du lit, photos de la salle de bain,…), protégez les parties fragiles de votre fauteuil avant le vol,… Et surtout, PROFITEZ ! 🙂

 

Vous pouvez retrouver Blandine sur son blog voyage Mille découvertes 4 roulettes ainsi que sur sa page facebook.

 

Merci Blandine pour le partage de ton expérience d’handivoyageuse. Je te souhaite de futurs magnifiques voyages. J’espère que cet article motivera d’autres personnes à voyager, et qu’il prouvera qu’avec de la préparation, il est possible de voyager en chaise en roulante.

Pour retrouver d’autres interviews de voyageurs.

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