Interview de Priscilla - Faire un Erasmus à Montréal - Erasmus au Québec - Erasmus au CanadaVous voulez faire un Erasmus à Montréal ? Lisez ce qui suit ! Priscilla est une belge partie dans un Erasmus à Montréal. Vous savez l’amour que j’ai pour cette ville. Priscilla est une lectrice fidèle du blog et je lui ai proposé de partager avec nous son expérience montréalaise.

 

Interview – Priscilla, faire un Erasmus à Montréal

En avant pour découvrir l’expérience de Priscilla sur comment faire un erasmus à Montréal.

 

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Hello à toutes et à tous, moi, c’est Priscilla. J’ai actuellement 26 ans, je suis belge et plus précisément carolo (Charleroi, Hainaut). Mon histoire avec le Canada ne date pas de maintenant puisqu’il y a déjà quatre années de cela, je suis partie pour le semestre d’automne 2013 dans le cadre d’un Erasmus à Montréal. À ce moment-là, j’étais en 3ème et dernière année de baccalauréat, section assistante sociale. Comme les cours à Montréal débutent en août, je suis donc partie d’août à décembre 2013.

 

Peux-tu expliquer ce qu’est l’Erasmus en quelques mots ?

L’Erasmus est un programme permettant de favoriser l’échange d’étudiants de l’enseignement supérieur afin de suivre une partie de leurs études à l’étranger. Au minimum, l’étudiant partira trois mois pour effectuer un stage ou au maximum une année complète. Personnellement, j’ai décidé d’y partir pour effectuer principalement mon stage pratique de dernière année ainsi que mon travail de fin d’études. Néanmoins, j’ai quand même fait le choix de suivre quelques cours à l’UdeM (Université de Montréal). En effet, même si je partais pour mon stage donc, je devais obligatoirement être rattachée à une université puisque c’est l’essence même d’un accord Erasmus. Sachez toutefois que lorsque vous partez juste pour un stage, comme moi, vous n’êtes pas obligé de suivre des cours au sein de l’université du pays d’accueil. Pour ma part, puisque j’étais officiellement inscrite, j’ai pris l’initiative, en plus d’assumer mon cursus en Belgique, de suivre quelques cours au sein de l’UdeM.

Pour revenir à ce que je disais plus haut, dans le cadre de l’Erasmus, lorsqu’un étudiant belge, par exemple, souhaite partir au Canada, à son tour, un étudiant canadien peut venir étudier quelques mois en Belgique, d’où le terme « d’échange ». Bien évidemment, le lieu de cet échange doit être choisi sur base des conventions existantes entre les établissements scolaires de pays différents favorables à ce programme.

Lorsque je suis partie, en 2013, c’était la première et dernière occasion dont je disposais pour partir dans le cadre du programme Erasmus, mais sachez que depuis 2014, ce n’est plus le cas. En effet, désormais, le programme Erasmus+ permet aux étudiants de partir non seulement une fois lors de leur cycle de bachelier, mais également une autre fois durant leur cycle de master et/ou de doctorat. Ce qui ne change pas, c’est la durée, à savoir 12 mois maximum par projet Erasmus.

En plus des avantages qu’apporte l’Erasmus sur le plan relationnel, personnel, professionnel, les cours que vous suivez à l’étranger sont pris en considération lors de votre retour dans votre pays et c’est surtout une expérience très appréciée par les employeurs lorsque vous cherchez un emploi (cfr. : audace, pas peur de l’inconnu/du défi, …).

Enfin, sachez que, si vous êtes boursier ou non, chaque étudiant désireux de tenter l’aventure se voit offrir une bourse FAME (c’est le nom donné à la bourse Erasmus). Le montant de cette dernière est fixé selon le pays de destination et la situation socio-économique de l’étudiant, et sera calculé sur base des dates qui seront inscrites sur votre attestation de séjour (attestation à faire signer sur place, donc pour moi, au Canada). Néanmoins, en cas de besoin, vous pouvez bénéficier du soutien du service social de votre établissement scolaire afin d’obtenir un complément à cette bourse.

 

Pourquoi as-tu voulu tenter l’expérience Erasmus ?

Je ne sais pas pourquoi, mais depuis que je suis enfant, j’ai toujours eu cette envie de partir à l’étranger. Étant scolarisée, lorsque j’étais en secondaire, j’avais déjà entendu parler du Plan Marshall. Tout comme l’Erasmus, cela permet à l’étudiant de bénéficier d’une bourse pour pouvoir étudier à l’étranger et dans ce cas précis, de favoriser l’apprentissage d’une langue étrangère. J’y avais pensé un très long moment lors de ma rhéto (NDLR : Terminale en France), mais je ne me suis pas lancée. Pour différentes raisons : il s’agissait d’une envie et non pas d’un besoin comme l’est devenu le Canada pour moi aujourd’hui, j’étais jeune, pas sûr de moi et je ne me sentais pas apte à faire le pas, je dirais.

Parallèlement, ma famille est issue de l’immigration italienne. Mes grands-parents paternels, comme bien d’autres, sont venus vivre en Belgique et notamment à Charleroi (pays noir) pour venir travailler dans les mines de charbon. Est-ce que ce rapport à l’immigration fait que les prochaines générations (moi y compris) aient ce besoin de partir ? Je ne le sais pas… Ça n’a certainement pas de lien, mais cela laisse tout de même à réfléchir.

Faire un Erasmus à Montréal - Erasmus au Québec

 

A-t-il été facile d’obtenir un Erasmus au Canada ? Quelles démarches as-tu effectuées ?

Je n’ai pas eu de grandes difficultés à obtenir mon Erasmus. Mais il est évident qu’il ne suffit pas de « claquer des doigts » pour l’obtenir. Tout d’abord, il faut savoir que c’est un projet qui se prépare l’année avant son départ ; soit dans mon cas, ce fut en 2ème baccalauréat (ça ne prend pas pour autant une année complète de préparation). Dans mon haute-école, une de nos professeurs est la responsable Erasmus. Cette dernière était accompagnée par une de ses collègues qui s’occupe du suivi des stages. Dans ce contexte, c’est avec elle que sont organisées les différentes réunions concernant la préparation et l’organisation de l’Erasmus. Au début de l’année académique, nous étions plusieurs candidats à vouloir nous lancer dans le projet, dont trois étudiants pour le Canada. Ce pays étant une destination fortement prisée, il faut donc rester déterminé jusqu’au bout puisque seul un(e) étudiant(e) de mon école pouvait partir là-bas (la taille de l’établissement scolaire définit le nombre d’étudiants pouvant partir en Erasmus dans tel ou tel pays).

Concernant les démarches, je ne saurais être aussi précise qu’il y a quatre ans, mais en somme, l’étudiant doit :

  • confirmer sa candidature pour son projet de mobilité étudiante et choisir un pays parmi une liste de pays délivrée par son établissement scolaire. Cette liste définit donc les partenariats qu’ils existent entre l’école concernée et un autre établissement d’un autre pays ;
  • définir son projet réel : partir combien de temps et dans quel but ? Pour ma part, je souhaitais partir pour ce qui représentait l’essentiel de mon année académique, à savoir le stage pratique et la rédaction de mon travail de fin d’études. Il faut donc avoir en tête certaines modalités qu’il faut respecter pour cet échange : les objectifs généraux de stage de votre école notamment. Sachez que pour remplir les conditions de mon projet Erasmus et de l’école, je devais rester sur le territoire 13 semaines consécutives (au minimum) où j’ai dû prester 450H (420H de stage à proprement dit et 30H de supervisions) ;
  • préparer son dossier d’inscription à l’UdeM : cela se fait en collaboration avec la Direction des Relations Internationales (contact sur place) et une coordinatrice de stage à Montréal. Dans ce cadre, j’ai dû rédiger une lettre de motivation directement à l’intention d’éventuels lieux de stage en fonction de mes souhaits. Pour cette lettre de motivation (qui peut être différente de celle qui a accompagné mon dossier de candidature), j’ai fait comme si je cherchais un stage en Belgique en m’adressant directement par écrit à des institutions. Par contre, je n’ai pas eu besoin de nommer ces institutions. En parallèle, j’ai complété un formulaire de demande de stage. Ce formulaire reprend un ensemble d’informations : coordonnées de l’étudiant et autres informations générales, expérience de travail et stages antérieurs (d’où la nécessité d’un CV complet), récapitulatif des démarches entreprises jusque-là, le choix premier et second d’un domaine pratique dans lequel l’étudiant souhaite réaliser son stage, préciser également le type d’organisme dans lequel l’étudiant souhaite évoluer au travers de son stage, le lieu géographique, justifier son choix de type d’organisme, de public, ses intérêts (population, problématique, formes d’interventions). Sur place, la coordinatrice de stage, à partir de ces documents, voir si elle peut accepter le candidat et lui chercher un stage qui serait le plus proche possible de ses aspirations. Ces documents ont une grande importance puisqu’ils seront envoyés par mail au Canada ;
  • choisir le plan d’études au sein de l’UdeM : il s’agit simplement de sélectionner les cours auxquels vous souhaitez vous inscrire. Sachez que votre plan d’études doit être signé par vous-même ainsi que par votre responsable académique. Il faut aussi joindre la liste des cours auxquels vous êtes actuellement inscrit à votre établissement d’attache (nom et courte description des cours). Cette liste de cours doit tenir sur une ou deux pages au maximum ainsi qu’une copie d’une pièce d’identité officielle où apparaît le nom des parents (ex. : certificat ou acte de naissance). Le but à cette étape étant de commencer à réunir les documents nécessaires pour l’inscription à l’université. Sachez que vous n’avez pas besoin, pour les étudiants qui résident au Canada moins de 6 mois, ni de visa, ni de CAQ (certificat d’acceptation du Québec) : le passeport suffit.  En cas de problème, renseignez-vous à l’ambassade du Canada à paris. Le dossier constitué devra être envoyé par recommandé avant une date précisée sur le site. Pour les personnes intéressées à étudier à Montréal, je vous invite également à lire attentivement, le guide de l’étudiant étranger qui fournit d’importantes informations sur le processus d’échange ;
  • s’inscrire à l’Université de Montréal au Bureau des étudiants internationaux pour le semestre ou l’année académique en cours. Pour cela, il faut aller sur le site de l’université internationale à l’UDM/guide de l’étudiant international-échange d’étudiants/démarche d’admission/préparer la demande d’admission/formulaire de participation. Une fois rendu là, il faut remplir le formulaire en ligne (programme d’échanges d’étudiants-demande de participation pour l’année académique en cours).
  • recevoir de son haute-école une lettre de recommandation afin de favoriser sa candidature, ainsi que l’attestation de votre mobilité pour la mutuelle en vue d’être assuré sur le territoire (québécois donc pour ma part). Me concernant, mon établissement scolaire m’a assuré durant mon Erasmus, mais cette assurance n’était pas complète. J’ai donc dû faire la demande du document BE/QUE 128 en plus de bénéficier de la RAMQ (dite « carte soleil ») puisque, sur place, je faisais un stage. N.B. : Au Canada, un stage est considéré comme du travail. Dans ce cas, l’employeur prend la décision de vous couvrir avec la RAMQ ou pas. Parallèlement, j’ai également fait un complément d’assurance au sein de ma banque au cas où j’aurais pu me casser les lunettes ou une dent par exemple (cela m’est arrivé avec mes lunettes et je fus bien contente d’avoir fait cette assurance et de ne pas débourser d’argent pour la réparation).

Bon, c’est une bonne check-list de choses à faire, mais n’ayez crainte, je vous assure qu’avec de l’organisation et la détermination qui vous habite pour atteindre votre but, cela se fait assez facilement. Mais tout de même, voici quelques informations supplémentaires concernant mon stage.

La coordinatrice de stage à l’UdeM a été d’une aide essentielle pour dénicher des organismes de stage pouvant potentiellement m’accepter. Une fois l’organisme trouvé, avant de me confirmer officiellement le tout, la personne qui encadre le futur stagiaire peut demander à faire une entrevue avec lui par Skype (vous voulez une anecdote ? J’ai passé mon entretien, dans ma chambre, avec une chemise et un bas de pyjama. Déjà toute une expérience en soi 😀 ). Dans mon cas, ayant en main ma lettre de motivation et mon CV, cette personne est entrée en contact par courriel avec moi afin de fixer un moment pour l’entrevue. Le but de celle-ci était de s’assurer que le contact soit bon entre nous deux et que nos visions de l’intervention soient compatibles. Une fois que l’entrevue a été concluante, la coordinatrice de stage a procédé à un affichage au sein de l’Université de Montréal afin de trouver une superviseure externe. Je peux donc vous dire que j’ai vraiment bien été accueillie, encadrée et accompagnée à Montréal.

De plus, sur votre lieu de stage, veillez bien à posséder et à remplir la convention « tripartite » qui lie donc votre établissement scolaire, vous-même et le lieu de stage. C’est un document important, notamment, pour la bourse FAME.

Enfin, à mon retour en Belgique, j’ai rencontré les personnes référentes au sein de mon établissement scolaire m’ayant accompagnées dans mon projet afin de régler l’aspect administratif d’après départ. J’ai également pris rendez-vous avec la directrice de l’école pour discuter des possibles dispenses et de la continuité de mon année en Belgique. Enfin, j’ai dû compléter le rapport de mobilité qui clôture tout projet Erasmus.

En somme, au fur et à mesure des démarches, plusieurs étudiants se sont désistés ; car oui, en plus de l’aspect administratif, il faut aussi obtenir d’excellentes notes et éviter à tout prix de seconde session en août pouvant retarder le départ. Dans mon cas, comme au Canada les cours commencent fin août et qu’en Belgique, les secondes sessions peuvent durer jusqu’à début septembre, il n’est clairement pas recommandé d’être dans ce cas-là. De ce fait, seuls les étudiants avec, au minimum, une distinction sont sélectionnés. C’est ce qui m’a permis, en plus de ma motivation et ma régularité dans l’avancement de mon projet, d’être la seule sélectionnée pour le Canada.

Une fois que votre année est validée et que vous êtes officiellement diplômé, vous recevez, en annexe de votre diplôme, une attestation Erasmus.

 

Pourquoi avoir opté pour Montréal pour faire ton Erasmus ?

Faire un Erasmus à Montréal

Dans le cadre de mon parcours scolaire, j’ai eu envie d’intégrer un séjour significatif dans une grande ville canadienne comme Montréal afin d’apporter de la diversité dans ma formation. En effet, effectuer un stage à l’étranger fut une occasion pour moi de progresser au niveau professionnel, culturel, social, humain et personnel.

J’ai particulièrement choisi le Canada car c’est un pays qui est très réputé pour ses avancées dans bien des domaines et puis, il y a surtout cette grandeur de la nature à perte de vue. Quant à Montréal, c’est bien évidemment une région francophone mais c’est surtout une « plateforme tournante » comme je le dis souvent, car la plupart des étrangers arrivent ici dans un premier temps et cela favorise donc de magnifiques rencontres. C’est le parfait moyen de faire le tour du monde, humainement et culturellement parlant, si tu vois ce que je veux dire ?

 

Comment s’est passé ton Erasmus à Montréal ?

Mon Erasmus a été, je crois que je peux le dire, une réussite à tous les niveaux, vraiment !

Je suis une personne très sociable, donc dès que je suis arrivée à la résidence universitaire car oui, avant d’être en colocation, j’ai privilégié la résidence pour une question de facilité par rapport à l’université et aussi parce que c’est selon moi, un endroit clé pour favoriser au maximum ses relations sociales. Rien ne vaut le communautaire, surtout pour une première expérience comme celle-là. Mais il faut bien prendre en compte que c’est un style de vie, qui peut être très différent de la vie tranquille que l’on peut avoir chez ses parents avec tout notre confort. Pour ma part, je n’ai eu aucun souci d’adaptations, que ce soit à ce niveau-là, ni même d’un point de vue relationnel. Comme je tentais de l’expliquer un peu plus haut, dès que je suis arrivée, même si ce fût tardif dans la soirée (heure locale), je me suis directement installée dans le salon communautaire de la résidence et j’ai attendu qu’il y ait du passage afin de me présenter et de nouer de premières connaissances.

Le lendemain, j’ai commencé mes démarches administratives et par ce biais, j’ai rencontré une française à qui j’ai proposé d’aller à un 5 à 7 le soir même. Et dans la semaine, nous avions formé notre petite bande de 15 jeunes provenant principalement de l’Europe. C’est avec ces personnes que j’ai vécu et partagé mon Erasmus.

 

Qu’as-tu visité comme lieux durant ton Erasmus ?

Ouf, pas mal d’endroits ! Il est vrai qu’au départ, j’ai eu l’impression de ne pas avoir visité beaucoup de choses, mais avec le recul, je me rends compte que ce n’est pas du tout le cas.

Visiter quand tu voyages, pour moi, ça ne veut pas dire « faire le maximum de pays ou le maximum de visites », c’est avant tout et surtout prendre le temps de profiter de ce qui s’offre à nous même les choses qui nous semblent si banales au quotidien.

J’ai donc pu aller visiter New York, aller à Toronto, à Ottawa, à Québec, à Niagara Falls observer les fameuses chutes du même nom.

Faire un Erasmus à Montréal - Visiter New-York

Avec ma bande d’amis rencontrée au début de mon séjour lors de nos nombreux « 5 à 7 », nous avons loué durant quelques jours un chalet dans les Laurentides. Cette même région où j’étais déjà partie pour l’oktoberfest avec l’association d’étudiants « Interstude » qui organise divers voyages attrayants à prix raisonnables.

Parallèlement, dans Montréal même, je me suis laissée surprise par les rues la nuit et ses magnifiques peintures urbaines le jour. Je suis allée faire le Mont-Royal pour pouvoir profiter de cette magnifique vue panoramique de la ville.

Aussi, avec quelques amis, nous avons fait une sorte de week-end improvisé « marathon des musées » où j’ai pu aller visiter des parcs (dont notamment le jardin japonais et les géants du Jardin Botanique), la biosphère, le musée d’Art Contemporain sur la place des arts, etc. En parlant de cette place, lors de l’ouverture de la saison du hockey sur glace, j’ai pu assister au concert de King’s of Leon (la gamine qui est en moi était ultra excitée, mais genre, vraiment beaucoup 😀 !).

À l’université, nous allions souvent au cinéma pour voir des films ou des documentaires, et ce, à moindre coût (ça aussi, ça génère de chouettes sorties avec la bande). J’ai pu aussi assister au Piknik Electronik, à l’accueil des étudiants étrangers organisé par des associations étudiantes de l’UdeM, aux différents évènements des Carabins, etc. Enfin, voilà, pas mal d’évènements pour une première expérience.

 

Quelle opinion as-tu de Montréal ? Pour y avoir vécu durant près d’un an, j’en suis totalement conquis. Et toi ?

Comme beaucoup de monde, je suis littéralement tombée en amour avec cette ville. C’est assez bouleversant d’ailleurs, car avant cela, je n’étais jamais partie en dehors de l’Europe. Il s’agissait donc de ma première fois, seule, dans un autre continent où je ne connaissais rien du tout. Je n’avais d’ailleurs jamais pris l’avion, c’était donc l’aventure dès mon arrivée à l’aéroport de Bruxelles. Et pourtant… J’ai adoré l’environnement, l’attitude des personnes rencontrées, leur accueil, leur ouverture d’esprit, l’acceptation de la mixité culturelle, cette tolérance. Bien évidemment, il ne faut pas tomber dans l’extrême et ne pas idéaliser les choses car il n’y a pas que des aspects positifs. En tout cas, pour ma part, ça vient « me chercher aux tripes » et je ne me sens pas jugée ici, je me sens moi-même, à ma place, chez moi.

Bien évidemment, ce que je dis ici et plus globalement dans cet article ne tient qu’à moi, mais il est certain qu’en fonction du vécu de notre propre expérience et de nos rapports aux autres, on ne vivra pas cela de la même manière.

 

Que retiens-tu particulièrement de ton expérience Erasmus ?

Le sentiment de vivre. Cette première expérience à Montréal a été plus qu’un simple Erasmus. Cela m’a permis de partir à ma rencontre et à ma redécouverte personnelle. Je n’aurais jamais pensé que cela me chamboulerait autant (mais bon, cela pourrait faire l’objet d’une seconde interview 😊).

Faire un Erasmus à Montréal - Voyager à Mont-Tremblant

 

Comment voyais-tu l’après Erasmus ?

Pas simple. J’ai énormément appréhendé mon retour, et ce, déjà bien des semaines avant mon départ, je ne voulais pas rentrer. Je me sentais à ma place dans un endroit où je n’étais jamais venue, où je ne connaissais personne et encore moins l’environnement. Ça fait bizarre de dire ça, d’autant plus que le choc culturel, personnellement je ne l’ai pas eu là-bas, mais en rentrant chez moi. Ça n’a pas été évident non plus, car tu n’as personne à qui en parler car je suis la seule à avoir fait un Erasmus dans le cadre des études parmi mes amis et j’avais un peu cette impression d’être vue comme une fille « paumée ayant trop idéalisé son expérience » parce que je ne me sentais complètement en décalage. Certains de mes amis ou membres de ma famille m’ont souvent fait comprendre que j’idéalisais justement, que je devais me faire à me retour et que ça passerait. Comme s’il s’agissait uniquement d’une parenthèse et que cela faisait dorénavant partie du passé… Quatre ans après, au moment de cette interview me voilà sur le point de décoller pour la même destination et au moment où toi, tu lis cet article, j’y suis déjà depuis plusieurs jours.

Comme je te le disais, je crois que ça s’appelle un coup de cœur. J’aurais pu ne pas l’avoir ou dans un autre pays, mais ça s’est produit là-bas. Peut-être que ça sera différent lors de mon prochain départ, je ne le sais pas…

 

Après un Erasmus à Montréal, tu décides de tenter l’expérience du PVT au Canada. Qu’est-ce qui t’attires particulièrement dans ce visa ?

De nouveau, l’enrichissement personnel et professionnel. Comme je le disais, cette expérience a été très particulière pour moi et c’est un peu thérapeutique d’ailleurs. Je dis ça dans le sens où de manière générale, dans la vie, il faut parfois prendre du recul, de la distance. Et parfois, cette distance se doit d’être physique, marquée par des frontières, des océans afin de mieux vivre et intérioriser certaines choses. Mais plus concrètement, par rapport à la situation professionnelle que j’avais en Belgique, ce n’était plus faisable. Il m’a fallu deux années de recherche, après mon premier diplôme, pour trouver un contrat de remplacement de quelques mois dans mon domaine alors que parallèlement, j’enchainais des jobs alimentaires et poursuivais mes autres études universitaires afin de rester active au maximum. Tu l’auras donc compris, les aides à l’emploi et les conditions restrictives du marché belge auront eu raison de moi et ce n’est pas plus mal comme ça. Le PVT, c’est donc m’offrir cette chance de me valoriser et d’avoir enfin un statut, une reconnaissance à la hauteur de mes efforts, de mes compétences.

 

Envisages-tu de rester au Canada après ton PVT ?

C’est une question que beaucoup de personnes me posent. Je me la pose depuis très longtemps, j’étais même fixée sur la réponse à un moment donné, mais j’avouerai que ce départ est très différent du premier. Cette fois-ci, je ne dispose que d’un aller simple. Pour le reste, to be continued…

Faire un Erasmus à Montréal - La neige à Montréal

 

Un conseil pour quelqu’un qui veut partir faire un Erasmus à Montréal ?

FONCE !!! 😊 Tu n’auras aucun regret.

 

Merci Priscilla pour ton partage d’expérience à propos d’un Erasmus à Montréal.  J’espère que les lecteurs ont une idée plus précise sur comment faire un Erasmus à Montréal.

Vous pouvez la retrouver sur sa page Facebook et son Instagram. N’hésitez pas à la contacter si vous souhaitez des informations supplémentaires pour votre futur expérience Erasmus à Montréal.

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