Interview s'expatrier en malaisie graine de voyageuseS’expatrier en Malaisie est peut-être quelque chose qui vous intéresse, ou tout du moins, l’expatriation de façon générale. J’ai donc voulu interviewer Pauline du blog Graine de Voyageuse à propos de son expérience d’expatriation en Malaisie. Tout cela afin de vous offrir les informations nécessaires dans votre réflexion d’expatriation.

 

Interview – Pauline, s’expatrier en Malaisie

Si vous avez toujours souhaité vous expatrier à un moment de votre vie, je vous conseille fortement de découvrir cette interview. Pauline a d’ailleurs partagé son témoignage dans mon livre Voyager sans se ruiner.

 

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Salut, moi c’est Pauline, tout juste 30 ans et j’ai créé le blog Graine de Voyageuse en 2015 sur lequel je parle de mes nombreux voyages en solo et plus récemment de ceux que je fais en couple. 

 

Quand et comment as-tu décidée de t’expatrier en Malaisie ?

J’ai décidé de m’expatrier en Malaisie en avril 2017. À ce moment-là, je vivais en Egypte dans la famille de celui qui deviendra plus tard mon mari et avec qui nous avions des envies d’ailleurs. Au moment de chercher un pays qui nous irait à tous les deux, la Malaisie est venue naturellement. C’est un pays qu’il avait visité 5 ans auparavant pour un projet étudiant et quant à moi j’avais parcouru une partie du pays avant de me rendre en Egypte. C’est un pays où je me suis sentie extrêmement bien et j’avais cette étrange impression que je reviendrais un jour. Ça n’a pas manqué !

 

As-tu eu peur de sauter le pas de l’expatriation ? Avais-tu toujours eu envie de tenter cette expérience ? 

Non, je n’ai pas eu peur de sauter le pas, comme j’étais déjà à l’étranger, et que j’étais déjà dans une démarche de trouver un emploi à l’étranger pour vivre cette expérience de l’expatriation. Ça faisait partie de ces choses que j’avais envie de vivre avant mes 30 ans. Déjà quand j’étais étudiante, je cherchais tous mes stages à l’étranger, et après mes études, je regardais très souvent les offres d’emploi en VIE/VIA auxquels je pourrais correspondre. Ça a toujours été quelque chose qui me faisait envie.

 

Pourquoi as-tu choisi la Malaisie plutôt qu’un autre pays ?

La Malaisie, c’est d’abord un pays très accueillant. J’y ai trouvé des gens toujours souriants, polis, courtois. C’est aussi un pays magnifique où on trouve énormément de paysages différents : des îles paradisiaques aux forêts tropicales primitives en passant par des plantations de thé ou encore des petites villes coloniales. On a de tout ici et il y a toujours quelque chose de nouveau à découvrir. J’expliquais tout dans cette vidéo :  

 

 

Administrativement parlant, c’était aussi plus facile de s’expatrier ici. On nous donne 3 mois à notre arrivée, ce qui laisse le temps de chercher du travail sur place.  

 

Lorsque tu t’es expatriée, était-ce la toute première fois que tu te rendais en Malaisie ou avais-tu déjà eu l’occasion de voyager dans ce pays ?

J’avais visité une partie du pays, du Nord Ouest jusqu’à Kuala Lumpur, à peine 5 mois avant de m’y expatrier.

 

Comment ont réagi tes proches suite à cette annonce d’expatriation à l’autre bout du monde ?

Ma famille est habituée à ma passion pour le voyage et ils n’ont pas été très surpris de mon envie de vivre ailleurs. Ils sont les premiers à m’encourager à vivre mes rêves. Avant de m’expatrier, cela faisait déjà 9 mois que j’étais en voyage et que je n’avais pas vu ma famille.

 

Comment s’est déroulée la partie administrative pour t’expatrier là-bas (visa, etc) ? 

Je suis d’abord arrivée avec un visa touristique car je n’avais trouvé qu’un stage avant de partir. J’ai travaillé pendant 4 mois sans visa, en renouvelant mon visa touristique simplement en sortant du pays (en l’occurrence à Singapour) et en revenant. Puis j’ai trouvé un « vrai » travail dans une entreprise malaisienne habituée à embaucher des étrangers. J’ai dû fournir quelques papiers (CV / lettres de recommandation de mon ancien employeur / diplômes / passeport / etc. – le tout traduit en anglais par un traducteur agréé) et ensuite les ressources humaines se sont occupées des démarches. J’ai d’abord eu un visa temporaire d’un mois avant d’avoir mon visa de travail de 2 ans (durée de mon contrat). Les visas ont été entièrement payés par mon entreprise.

 

As-tu eu facile de trouver du travail en Malaisie ?

Je pense que j’ai eu de la chance, car trouver un emploi en Malaisie n’est pas facile. Le gouvernement pratique l’immigration choisie, ce qui veut dire que chaque entreprise qui embauche un étranger doit expliquer pourquoi elle n’embauche pas un local. L’entreprise doit aussi sponsoriser le visa et offrir, en théorie, un salaire minimum de 1000 € qui est un salaire moyen-haut ici. Par contre, les gens qui travaillent dans le monde de l’informatique, notamment les développeurs, sont en général plus que bienvenus dans le pays. Il y a même eu une annonce du Premier Ministre qui disait qu’il envisageait de donner la nationalité à ceux qui travaillent dans ce domaine. Pour les autres, il faudra montrer sa plus-value par rapport à un local (langue, culture du travail, expertise…).

 

Est-ce facile et bon marché de trouver un hébergement à Kuala Lumpur ?

Tout dépend où vous cherchez et quel confort vous recherchez. Dans le centre, les prix grimpent vite (à la louche, je dirais entre 500 € et 750 €) pour des surfaces plutôt petites (studio ou 1 pièce) mais dans des immeubles de luxe avec piscine, salle de sport et parfois plus (sauna, jeux pour enfants, lounge, parcours de running, etc.). En s’éloignant un peu (de 4 ou 5 stations de métro de KLCC) ou en choisissant de vivre en coloc, les prix peuvent vite baisser, de 100 € à 350 € (encore une fois à la louche). Pour notre part, nous avons eu de la chance et avons trouvé un grand studio à deux pas des tours jumelles et à 10 minutes à pied de notre travail pour 380 € la première année et 425 € la deuxième année. J’expliquais toutes mes dépenses dans cet article.

 

Comment se passe la vie là-bas ? Est-ce facile d’y rencontrer du monde ? La vie est-elle chère ? 

Vivre ici, ça veut dire avoir le soleil et la chaleur toute l’année. C’est un vrai atout ! Je trouve que la vie en Malaisie est très intéressante culturellement parlant. Ici on côtoie toutes sortes de nationalités et de cultures complètement différentes qui vivent en harmonie. C’est inspirant de vivre la diversité chaque jour. Y rencontrer du monde est plutôt facile, soit par le biais de ses collègues, soit par des meet ups par exemple. C’est une capitale où les activités ne manquent pas. Quant au coût de la vie, elle est deux fois moins élevée qu’en France. À deux, nous dépensons à peu près 1000 € par mois, en se faisant plaisir et en voyageant par-ci par-là dès qu’on le peut.

 

En profites-tu pour voyager en Malaisie ? 

Oui, c’était aussi le but de vivre ici, découvrir le pays à un rythme plus lent. Jusque-là, j’ai visité les îles de Langkawi, Penang, Pangkor et Perhentian, les plantations de thé de Cameron Highlands, la forêt tropicale Taman Negara plus ancienne que l’Amazonie, la petite ville street art d’Ipoh, la région de Kelantan, les montagnes fraîches de Genting Highlands et bien évidemment tous les recoins de Kuala Lumpur.

 

Quels sont tes coups de cœur à Kuala Lumpur ?

Thean Hou qui est un temple bouddhiste rempli de couleurs, de détails et de lanternes rouges. Il est situé un peu en hauteur ce qui permet aussi d’avoir une belle vue sur la ville. Je ne me lasse également pas d’observer les tours jumelles, même si je passe devant tous les jours en vélo. J’aime aussi beaucoup me poser dans le parc de KLCC au coucher du soleil, d’écouter l’appel à la prière tout en regardant les fontaines dansantes. J’aime le quartier Masjid Jamek, avec la plus ancienne mosquée de Kuala Lumpur et la rivière qui s’anime le soir. Batu Caves bien sûr, avec ses escaliers récemment peints aux couleurs de l’arc-en-ciel. Et enfin, j’aime me balader sur les ponts suspendus de l’éco parc situé au pied de la tour de Kuala Lumpur.  

 

Que retiens-tu particulièrement de la culture maltaise ? As-tu eu facile à t’adapter à cet autre mode de vie ?

C’est une culture qui chérit la diversité. On y trouve trois principales cultures : la culture malaise principalement musulmane, la culture indienne, plutôt de confession hindouiste, et la culture chinoise, principalement bouddhiste. Mais on trouve aussi des indiens musulmans et des chinois catholiques. C’est ça que j’aime, ce mélange qui donne un melting pot hyper enrichissant à vivre au quotidien. Chaque jour j’en apprends un peu plus sur la culture des autres. 

Pour moi, il a été très facile de m’adapter. Je n’ai pas de barrière de la langue par exemple puisque la grande majorité des gens parlent anglais. Même au travail, tout se passe en anglais. Et le mode de vie ici est bien plus confortable qu’en France pour moins cher, du coup on s’habitue vite au luxe. C’est plutôt la réadaptation en France qui sera compliquée.

 

Souhaites-tu rester durant de nombreuses années en Malaisie ou t’imagines-tu t’expatrier dans d’autres pays à l’avenir ? Souhaites-tu rentrer en France par la suite ?

C’est encore en réflexion. Dans l’idée, j’aimerais rester jusqu’à la fin de l’année en Malaisie puis continuer à voyager un peu avant de rentrer en France pour, peut-être, entamer une vie de nomade digitale.

 

Pour terminer, quels conseils donnerais-tu à quelqu’un souhaitant s’expatrier en Malaisie ou s’expatrier de façon générale ?

La première chose à faire est de regarder quelles sont les opportunités de travail. Fouillez tous les blogs, forums, vidéos, et abonnez-vous aux alertes emplois sur différents sites internet pour être à l’affût de toutes les opportunités. LinkedIn est aussi un bon moyen de vous créer un réseau qui pourrait vous tuyauter pour tel ou tel job.

L’expatriation est une superbe expérience et je vous souhaite de la vivre un jour pour vous ouvrir à d’autres façons de travailler et de vivre au quotidien.

 

Merci Pauline pour le partage de ton expérience d’expatriée en Malaisie. Je te souhaite d’autres belles aventures en Malaisie. Vous pouvez la retrouver sur Facebook et Instagram.

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